Tribune des Arts – 28 mai 2010
Sylvie Guerreiro
«Sur quelques centaines de mètres, c'est la plus grande concentration horlogère que j'ai jamais vu…». Angelo Bonati, le CEO de Panerai, n'est pas peu fier de sa nouvelle adresse. Ouverte depuis le 5 décembre 2009, au beau milieu des plus grandes enseignes horlogères, 19 rue du Rhône à Genève, la première boutique suisse de la marque vient enfin d'être inaugurée (avec Les Ambassadeurs). «Nous voulions vraiment attendre que tous les travaux soient terminés!».

Surface: 180 m2, distribués sur deux étages, avec espace de vente au rez-de-chaussée et salon VIP au premier. «Ce qui n'est pas suffisant pour accueillir un service après-vente», précise Angelo Bonati, mais bien assez pour permettre une présentation qualitative et intimiste des produits, ainsi que l'organisation d'événements presse à chaque sortie de nouveauté.

C'était autrefois Audemars Piguet, autre belle maison horlogère, qui occupait les lieux, avant de déménager place de la Fusterie, dans un endroit plus vaste. C'est qu'il faut se battre pour avoir ce genre d'emplacement. Mais Angelo Bonati tient à ce que la distribution de ses montres soit hyper-sélective, avec une vraie valeur ajoutée au point de vue humain et connaissance de la maison. «A contrario des flagships, chez les distributeurs, les vendeurs ont trop de marques en tête; il leur est difficile d'avoir un savoir très approfondi sur l'une d'entre elles», explique-t-il.

C'est pourquoi Panerai cumule les ouvertures de boutique depuis quelques temps, défiant même la crise dans le pays et au moment où elle était la plus forte. Ainsi en va-t-il de celle inaugurée à Madison Avenue, aux Etats-Unis, en décembre dernier. «Dans deux mois, nous ouvrons à Paris, rue de la Paix, dans trois mois à Shanghai, et demain à Hong Kong, pour la deuxième du genre.» Même si aujourd'hui, c'est la Chine, au sens large du terme, qui accapare presque toutes les attentions de la maison. Mais qui, de nos jours, n'a pas les yeux rivés sur cette contrée?
