L'Agefi - 24 février 2010
Bastien Buss
Omega, marque la plus importante de Swatch Group en termes de chiffre d'affaires, s'attend à des ventes supérieures cette année à celles réalisées en 2007, exercice qui a précédé celui du déclenchement de la crise, avec son impact négatif sur la vente de montres de luxe. Selon Stephan Urquhart, CEO de la marque, interrogé par Bloomberg, la croissance d'Omega va surperformer celle de l'ensemble de l'industrie. Notamment grâce au réseau de boutiques en propre de la marque, chronométreur officiel des actuels Jeux olympiques d'hiver de Vancouver.

Les ventes dans les magasins d'Omega ont progressé l'an passé d'environ 10% malgré le marasme conjoncturel, a-t-il déclaré depuis le Canada. «Dans un pareil environnement, nous avons été extrêmement contents de nos résultats. » La demande a repris en septembre «et cette tendance s'est poursuivie en janvier et février».
D'après les calculs de Nomura, Omega génère environ le tiers des ventes de l'ensemble de Swatch Group et représente quelque 50% du bénéfice opérationnel. La croissance des exportations de la marque en janvier ont dépassé celle de la moyenne du secteur, annoncée à 2,7% par la Fédération de l'industrie horlogère. Selon Nedbank, Omega a gagné des parts de marché ces dernières années face à son grand concurrent Rolex. Pour l'analyste Rey Wium, Rolex a produit en 2008 quelque 770.000 montres, soit 32% en plus qu'en 1999. La production d'Omega s'est quant à elle affichée à 378.000, près du triple par rapport à 1999, toujours selon la même source. En fait, il s'agit des données publiées par le Centre officiel suisse des chronomètres (Cosc), qui attribue des certifications chronomètre. Mais cela ne signifie pas que les marques lui soumettent l'ensemble de leurs mouvements.
Vontobel classe Rolex (entreprise indépendante) plus grande société horlogère suisse en termes de ventes, avec un chiffre d'affaires 2008 de 4,5 milliards de francs. Elle est suivie par Cartier (groupe Richemont) avec 1,6 milliard, puis Omega et ses 1,5 milliard, d'après les estimations d'avant-crise de la banque zurichoise. Ces marques ne dévoilent pas officiellement leurs chiffres.
