Zenith : 50 pièces pour dire « Merci » à Paris

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DEFY Skyline Édition Paris © ZENITH
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Une édition très limitée de la Defy Skyline était dévoilée cette semaine à Paris par le CEO de Zenith, Benoît de Clerck. Entretien exclusif dans une Ville Lumière en ébullition, à 30 jours de l’ouverture des J.O

Le rendez-vous est donné ce 26 juin à proximité de la l’Opéra Garnier, en plein cœur de Paris. Depuis quelques jours, la ville oscille entre ombre et lumière. D’un côté, une brève canicule qui écrase l’habituelle frénésie parisienne. De l’autre, une ville en excitation, pour ne pas dire en lévitation, fignolant ses derniers préparatifs pour accueillir les Jeux olympiques, très exactement le mois suivant (26 juillet). 

DEFY Skyline Édition Paris © ZENITH
DEFY Skyline Édition Paris © ZENITH

Est-ce cet événement imminent qui a conduit Zenith à offrir à sa dernière Defy Skyline une version limitée pour Paris ? « Non, pas vraiment », élude Benoît de Clerck, CEO de la manufacture. « La France est un marché historique pour nous. J’ai visité l’un de nos détaillants tout à l’heure (Jean Lassaussois, boutique Les Montres, ndlr) qui vend Zenith depuis 1980. Cela fait bientôt 45 ans. C’est très représentatif de la fidélité de nos clients locaux. Ces 50 Defy Skyline sont principalement pour eux ». 

Cette longue histoire, Benoît de Clerck compte capitaliser dessus, mais entend imprimer sa patte, même si sa position actuelle fut auparavant celle de CEO de premier ordre : Jean-Frédéric Dufour (aujourd’hui CEO de Rolex), ou Julien Tornare (à présent CEO de TAG Heuer). Il est celui qui a remis Zenith au centre du jeu horloger. L’actuel locataire de la maison du Locle entend dorénavant « remettre debout la belle endormie que Julien Tornare a magnifiquement réveillée ». 

L’image est séduisante, mais peu explicite. Quels sont ses projets à court et moyen terme ? On perçoit Benoît de Clerck captif d’une double contrainte. D’un côté, encore assez peu de recul – l’homme a pris ses fonctions il y a à peine six mois, le 3 janvier dernier. De l’autre, une économie horlogère en fort ralentissement – voire une économie tout court, « perturbée en Europe par la guerre à trois heures d’ici, par des élections incertaines aux États-Unis comme ici, en France, ou à Taiwan, ou encore par le marché chinois qui ralentit ». 

DEFY Skyline Édition Paris © ZENITH
DEFY Skyline Édition Paris © Olivier Müller pour WorldTempus

Pourtant, la tourmente semble épargner Zenith. Julien Tornare avait déjà grandement épuré le réseau de détaillants, « et nous allons poursuivre dans cette direction », explique le CEO. « L’idée est d’avoir moins de partenaires, mais de travailler avec eux plus en profondeur ». 

L’e-commerce, dont le résultat oscille probablement entre 2% et 4%, « avec des hauts et des bas selon les périodes de l’année », demeure en course sans faire l’objet à court terme de nouveaux développements. Il est dans la moyenne de ce que font la plupart des maisons sur le web. 

Reste enfin la force intrinsèque de Zenith : sa désirabilité. « On achète une Zenith pour l’émotion qu’elle nous procure. Ce n'est pas une marque-placement, que l’on achète et que l’on met au coffre. C’est une montre que l’on porte, que l’on a essayée, que l’on a choisie. C’est une démarche volontaire. C’est ce qui explique notre forte proportion de clients répétitifs mais aussi de collectionneurs ». Une fanbase, comme l’on dit en milieu sportif, qui assure à la marque un socle solide. De quoi traverser, au moins, le ralentissement actuel pour mieux se relancer ensuite. 

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