TAG Heuer Monaco Evergraph : Une nouvelle douceur au toucher

Avec l’Evergraph, TAG Heuer apporte une avancée majeure dans l’évolution du chronographe, au point que l’on pourrait parler d’une véritable révolution.

« Un petit pas pour l’homme, mais un bond de géant pour l’humanité. » En reprenant les mots de Neil Armstrong, je décrirais mon expérience de la TAG Heuer Evergraph, testée au siège de la marque à La Chaux-de-Fonds, de la manière suivante : « Une simple pression pour mesurer le temps, un bond de géant pour les chronographes. » L’Evergraph s’inscrit dans une démarche centrée sur l’ergonomie et l’expérience utilisateur, des notions devenues incontournables dans l’horlogerie. Chez TAG Heuer, cela se traduit par le développement d’un mouvement offrant une activation des poussoirs particulièrement fluide et agréable, en contraste avec les standards habituels où l’on peut parfois craindre de forcer ou d’endommager le mécanisme. Sur de nombreux chronographes, il faut insister plusieurs fois avant qu’un clic sec ne se produise. Si cela n’est généralement pas problématique, cette sensation reste très éloignée de la douceur offerte par l’Evergraph.

TAG Heuer Monaco Evergraph 40mm © Anders Modig Davin

Le mouvement à l’origine de cette fluidité, baptisé TH 80-00, ne se limite pas à améliorer le confort d’utilisation : il redéfinit aussi la technologie du chronographe. Le système de démarrage et d’arrêt repose sur un poussoir relié à une lame bistable en alliage de nickel, remplaçant ainsi les dispositifs traditionnels comme la came ou la roue à colonnes. Le marteau de remise à zéro utilise également ce matériau flexible, assurant une sensation homogène lors de l’utilisation des poussoirs. Ce calibre a été développé par la maîtresse horlogère Carole Forestier-Kasapi, en collaboration avec son équipe et Vaucher. Une telle innovation éclaire le choix de TAG Heuer de l’avoir intégrée à la maison en 2020.

Composé de 322 éléments et certifié COSC, le TH 80-00 intègre un spiral en carbone produit dans les laboratoires de TAG Heuer à La Chaux-de-Fonds et fait l’objet de huit dépôts de brevets. Son esthétique a également été repensée, avec une architecture inversée et ajourée permettant de mieux observer les composants clés. L’extérieur n’est pas en reste : le boîtier carré de la Monaco bénéficie d’une évolution notable, avec de nouveaux poussoirs et des flancs légèrement courbés.

TAG Heuer Monaco Evergraph 40mm © Anders Modig Davin

L’Evergraph se présente comme un chronographe bi-compax à haute fréquence (36 000 alternances par heure), doté de deux compteurs. Celui de gauche affiche la petite seconde, tandis que l’aiguille centrale rouge indique les secondes du chronographe. Le compteur de droite mesure les minutes du chronographe. La version qui incarne le mieux l’esprit TAG Heuer est, selon moi, celle avec des sous-compteurs bleu pétrole, une teinte emblématique de la Monaco depuis la fin des années 1960. Une version noire avec des touches rouges est également proposée, en écho discret à la tendance actuelle.

TAG Heuer Monaco Evergraph 40mm © Anders Modig Davin

À travers le fond saphir et la construction ajourée du cadran, on découvre des ponts anglés à la main ainsi que d’autres finitions de haute horlogerie. Associées aux années de recherche et développement consacrées à cette technologie innovante, ces caractéristiques justifient le prix de 23 000 CHF.

Le terme « ADN » est souvent utilisé à l’excès dans l’horlogerie, mais il prend ici tout son sens. Le mouvement TH 80 et l’Evergraph, assortie d’une garantie de cinq ans, s’inscrivent pleinement dans l’héritage de TAG Heuer. Depuis les années 1880, la marque n’a cessé de jouer un rôle pionnier dans le domaine des chronographes, et près de 150 ans plus tard, elle continue de proposer des avancées significatives qui marquent l’évolution de cette complication. On peut, là encore, parler de révolution.

Marque