Les compétitions sportives sont ingrates par nature. Il peut suffire d’une centième de seconde pour anéantir des décennies d’entraînement. Et bien qu’un podium comporte trois marches, seule la première passe le plus souvent le mur de l’histoire. Ainsi en va-t-il des athlètes... comme des compétitions elles-mêmes : qui connaît la deuxième plus grande manifestation sportive de l’ère moderne après les Jeux olympiques ?
Il s’agit des Jeux du Commonwealth, alignant en 2026 non moins de 3000 athlètes issus de 74 nations et territoires (par comparaison, les JO de Paris ont compté 10'500 athlètes de 206 nations). Une compétition majeure, dont Longines est le Chronométreur officiel. La maison dédie à l’événement une série limitée Hydroconquest.
Plongée dans le patrimoine de Glasgow
Fait rare, la pièce est éditée en deux variations, 39 mm et 42 mm, dotées d’un même design. Il s’inspire du logo des Jeux du Commonwealth, avec ses trois dominantes chromatiques, le turquoise, le violet et le rose. Ils sont répartis sur trois éléments qui représentent le fleuve Clyde, la grue de Finnieston et le pont arc de Clyde. Ils sont représentés dans les couleurs du front de mer, symbolisant le point de rencontre du sport et de la culture au cœur des Jeux. Ces trois couleurs sont reprises au centre du cadran (pour le turquoise), sur le nom Hydroconquest (pour le violet) et sur la pointe de la trotteuse (pour le rose).
Un calibre à toute épreuve
Côté mouvement, Longines a opté pour son Calibre L888.5. C’est, au départ, une base ETA que l’on retrouve aussi chez Mido. Chez Longines, elle équipe énormément de collections : beaucoup d’Hydronconquest, naturellement, mais aussi un grand nombre de Conquest, PrimaLuna, Flagship, Master, Elegant, 1832, Legend Diver, Lyre. C’est donc un calibre particulièrement fiable et éprouvé, à remontage automatique avec spiral silicium et 72 heures de réserve de marche. En véritable plongeuse, la pièce spéciale pour les Jeux du Commonwealth est certifiée étanche à 300 mètres, notamment grâce à une couronne et à un fond acier vissés. C’est là que l’on y trouve la mention gravée de sa limitation, «ONE OF 2026 » - comprendre 2026 exemplaires pour l’édition en 39 mm, et 2026 autres exemplaires pour celles en 42 mm.
Abordable... et rentable
La pièce se situe dans le droit fil de ses prédécesseurs. En 2022, lorsque les Jeux se tenaient à Birmingham, le cahier des charges était sensiblement le même : même collection (Hydroconquest), même limitation annuelle (2022 exemplaires en 2022), même mouvement. La rareté avait son prix : en 2022, une Hydroconquest similaire, en collection courante, se négociait à partir de 1500 euros. La version limitée pour Birmingham, 1900 euros.
Aujourd’hui, en 2026, l’Hydroconquest courante est toujours proposée au même prix plancher (1500 euros), un fait suffisamment rare pour être souligné, tant les augmentations annuelles sont devenues presque automatiques.
En revanche, le modèle pour Glasgow 2026 est étrangement passé de 1900 à 2300 euros, alors qu’il n’a qu’un bracelet caoutchouc (même la version à 1500 euros dispose d’un bracelet acier), et qu’il n’y a aucune distinction de prix selon que l’on choisit la petite version en 39 mm ou la grande en 42 mm. L’écart entre les éditions Birmingham et Glasgow, de 400 euros, peut donc surprendre, mais on rassurera les collectionneurs : aujourd’hui, sur Chrono24, ces éditions limitées prennent de la valeur. Au pire, la pièce d’occasion est toujours, quatre ans plus tard, à son prix catalogue d’époque. Au mieux, selon son état, elle a gagné près de 20%. Une belle montre, mais aussi un bel investissement et un placement sûr.