Le Chronomètre FB 3SPC est désormais bien installé dans le paysage de la haute horlogerie contemporaine. Lancé en 2022, il recevait dès l’année suivante le Prix de la Chronométrie au Grand Prix d’Horlogerie de Genève. Une reconnaissance qui venait saluer une pièce développée autour d’un organe réglant particulièrement inhabituel dans une montre bracelet. Pour les Geneva Watch Days 2026, la mécanique reste inchangée et Ferdinand Berthoud concentre son travail sur les matières, les finitions et la présence de la montre au poignet.
Un chronomètre à part
Au cœur du calibre FB-SPC demeure son fameux spiral cylindrique. Alors que l’immense majorité des montres-bracelets utilise un spiral plat, celui-ci se développe verticalement, selon une géométrie héritée des chronomètres de précision de Ferdinand et Louis Berthoud.
Sa mise au point a nécessité trois années de recherche, notamment autour de la virole et des deux courbes terminales qui déterminent son développement. Cette géométrie permet au spiral de se développer de manière concentrique afin de favoriser l’isochronisme de l’oscillateur.
L’exercice prend tout son sens à la lumière du résultat obtenu : le FB 3SPC est devenu la première montre-bracelet équipée d’un spiral cylindrique à recevoir la certification officielle de chronomètre du COSC.
Pour comprendre plus en détail le rôle des courbes terminales, de la virole et les difficultés inhérentes à l’utilisation d’un spiral cylindrique au poignet, nous lui avions consacré un sujet complet : Un spiral (cylindrique) pas comme les autres.
La nouveauté se joue d’abord à l’extérieur. Le boîtier de 42,3 mm adopte un titane céramisé noir, sablé pour obtenir une finition mate. Léger et robuste, il est conçu pour préserver durablement l’intensité de sa teinte.
Un protège-couronne
La silhouette évolue avec l’apparition d’un protège-couronne, une première dans la collection FB 3SPC. Réalisé dans le même titane céramisé, il donne davantage de présence à la pièce.
Le noir comme fil conducteur
Couronne, protège-couronne, rehaut et petite seconde prolongent cette nouvelle identité sombre. Les aiguilles et certains éléments du mouvement viennent ensuite créer les contrastes qui empêchent l’ensemble de devenir monochrome.
Une fenêtre vers le calibre
À 9 heures, une ouverture latérale en saphir dévoile le spiral cylindrique. Le regard bascule alors naturellement vers le calibre FB-SPC, dont les finitions prolongent à l’intérieur le registre sombre du boîtier. Réalisé en maillechort, un alliage de cuivre, de nickel et de zinc, puis traité au rhodium noir, le mouvement joue sur le contraste avec ses rouages rhodiés blancs.
Huit techniques de décoration
Sa finition fait appel à huit techniques distinctes : anglage, poli noir, cerclage, polissage des ouvertures des rubis et des vis, sablage, satinage, adoucissage et étirage. Toutes participent à donner du relief à une architecture mécanique déjà très expressive.
Aucun pré-anglage
C’est surtout dans le traitement des angles que Ferdinand Berthoud pousse l’exercice très loin. Aucun pré-anglage mécanique n’est effectué. Chaque chanfrein est directement levé à la main, au couteau. La matière excédentaire est ensuite retirée, avant plusieurs opérations successives de limage, d’adoucissage et de polissage au moyen de papiers abrasifs.
Une finition à la gentiane
La dernière étape fait intervenir du bois de gentiane provenant des pâturages situés à proximité de la Manufacture. Il permet d’obtenir le poli final des angles, selon une méthode traditionnelle de haute horlogerie.
117 angles
Le calibre totalise 102 angles extérieurs et 15 angles rentrants. Les six ponts visibles côté cadran reçoivent ensuite un satinage vertical, réalisé après l’anglage.
L’ordre des opérations a son importance. La pression doit rester parfaitement constante, les traits doivent s’aligner d’un pont à l’autre et la moindre erreur risquerait d’altérer les angles déjà terminés.
Cette nouvelle identité se prolonge enfin par un bracelet en tissu noir, lui aussi inédit dans la collection. Une évolution discrète qui accompagne naturellement le boîtier mat et les tonalités du mouvement. Le FB 3SPC.4-1 conserve ainsi son exceptionnelle architecture chronométrique, tout en adoptant une expression sensiblement plus contemporaine.
FAQ
Qu'est-ce que Ferdinand Berthoud ?
Ferdinand Berthoud est une manufacture suisse de haute horlogerie, intégrée au groupe Chopard, qui porte le nom du maître horloger-chronométrier du XVIIIe siècle. Elle produit des montres très confidentielles et techniques, dont le Chronomètre FB 3SPC à spiral cylindrique.
Qu'est-ce qu'un spiral cylindrique ?
Un spiral cylindrique est un organe réglant qui se développe verticalement plutôt qu'à plat, contrairement à la majorité des spiraux de montres-bracelets. Ferdinand Berthoud a ressuscité cette géométrie pour le FB 3SPC, première montre à spiral cylindrique certifiée COSC.
Qu'est-ce que la Ferdinand Berthoud FB 3SPC.4-1 ?
La FB 3SPC.4-1 est une nouvelle version noire du chronomètre Ferdinand Berthoud, en boîtier de 42,3 mm titane céramisé sablé. Elle inaugure le premier protège-couronne et bracelet en tissu noir de la collection, avec le même spiral cylindrique.
Qu'est-ce que l'anglage en horlogerie ?
L'anglage est la finition traditionnelle des arêtes d'un mouvement en facettes polies, réalisée entièrement à la main. Sur la Ferdinand Berthoud FB 3SPC.4-1, chacun de ses 117 angles est levé au couteau puis poli à la gentiane.
Combien d'angles compte la Ferdinand Berthoud FB 3SPC.4-1 ?
Le calibre de la Ferdinand Berthoud FB 3SPC.4-1 totalise 117 angles finis à la main : 102 extérieurs et 15 rentrants. Chacun est levé sans pré-anglage mécanique, puis poli à la gentiane selon une méthode traditionnelle de haute horlogerie.