La fondation de Vacheron Constantin remonte à 1755, au siècle des Lumières. Un autre temps ! Lointain et pourtant fondateur de notre époque. Aujourd’hui, l’art horloger de la Maison permet d’appréhender un héritage et une continuité hors normes. Ainsi, Vacheron Constantin a ouvert cette année si spéciale avec l’iconique Historiques 222 en acier. « Partir sur les traces du passé de Vacheron Constantin, c’est se pencher sur l’histoire horlogère dans son entier », expliquait Christian Selmoni, directeur du patrimoine (lire son interview).
À la fois inspirées par différentes périodes du parcours et tournées vers le futur, les pièces du 270e anniversaire ont montré le fruit d’un savoir-faire séculaire, capable de se réinventer et d’innover. En fil rouge, une quête du temps placée sous le signe de la recherche d’excellence, de la maîtrise des mécaniques complexes et de la virtuosité en métiers d’art.
Watches & Wonders ? A couper le souffle !
En avril, à Genève, Les Cabinotiers Solaria Ultra Grande Complication – La Première attirait les foules : c’est la montre-bracelet la plus complexe jamais réalisée, avec 8 ans de développement et 13 demandes de brevets pour 41 complications, dont des fonctions astronomiques rares, voire inédites, sur un affichage double face. Bien plus qu’un clin d’œil à la maîtrise des complications de Vacheron Constantin, un nouveau jalon, depuis son premier quantième documenté, en 1790.
Lors du salon, la maison ne présentait pas moins de 12 pièces. En vedette, la croix de Malte – son emblème – revisitée de façon graphique, un motif guilloché sur plusieurs cadrans, dont celui de la Traditionnelle Tourbillon Quantième Perpétuel.
Trois montres symboliques rappelaient les origines de la manufacture : trois pièces Les Cabinotiers Hommage à la Tour de l’Île décorées d’après le monument genevois qui accueillit les ateliers en 1843. Les cadrans sont travaillés grâce à des techniques exigeantes : le bas-relief, avec 140 heures de sculpture sur une plaque d’or rose d’un millimètre, la peinture miniature sur émail grand feu, déclinée en nuances pastel délicates, et le guilloché figuratif. En novembre, cette liberté créative, héritière de la tradition genevoise des Cabinotiers née il y a trois cents ans, donnait encore naissance à 15 montres Les Cabinotiers The Quest, réunissant calibres remarquables et métiers d’art.
Écrire l’histoire
En septembre dernier, l’horloge astronomique La Quête du Temps était présentée au Louvre, dans le cadre de festivités anniversaire déroulées également à Genève, dans la manufacture. La maison révélait aussi la montre-bracelet Métiers d’Art, Hommage à La Quête du Temps, reprenant les codes esthétiques et techniques de l’horloge : affichage du temps rétrograde et figure de l’Astronome, placé cette fois sur un fond étoilé – le ciel genevois du 17 septembre 1755, date fondatrice. Cette montre s’appuie sur les expertises acquises par la manufacture au fil des siècles : complications astronomiques, affichages rétrogrades, finesse d’un calibre complexe, maîtrise de la haute fréquence et réserve de marche étendue. La figure de l’Astronome, venue de l’horloge, y est placée sur un fond étoilé : le ciel genevois du 17 septembre 1755, date fondatrice.
Cette année, Vacheron Constantin a déroulé sa quête du temps à travers plusieurs autres pièces significatives – Overseas Quantième Perpétuel Ultra-Plate, Les Cabinotiers Temporis Duo Grand Complication Openface ou encore la collection de 12 pièces Métiers d’Art Hommage au Céleste. La haute joaillerie a également été à l’honneur, avec trois nouvelles itérations de la Grand Lady Kalla dévoilée en 2024, serties pour la première fois de pierres de couleurs – saphir, rubis, émeraude.
Autant de pièces dotées de ce supplément d’âme né du geste et de la créativité des artisans, « marque de fabrique » de Vacheron Constantin depuis 270 ans.