Baume & Mercier lance une nouvelle collection féminine directement inspirée des années 80. Une base vintage, retravaillée sans nostalgie excessive : lignes épurées, proportions justes, et une vraie volonté de coller à l’époque.
Le détail qui retient d’emblée l’attention, c’est le diamètre : 28 mm. Une taille longtemps délaissée, aujourd’hui remise au goût du jour par de nombreuses marques. Dans un marché qui, après des années d’excès, semble peu à peu baisser le volume, ce retour à des proportions plus contenues n’a rien d’anodin.
Ce petit format structure toute la montre. Discrète, légère, elle s’impose avec évidence au poignet. Une montre qui ne cherche pas à impressionner au premier regard, mais à convaincre dans la durée.
Le dessin de la collection suit cette logique. Pas de cornes : la boîte s’intègre directement au bracelet, ce qui rapproche un peu plus la pièce d’un bijou que d’une montre traditionnelle. Le cadran reste ultra lisible, sans surcharge. La Joia n’est pas là pour attirer l’attention, mais pour accompagner son porteur, approche fidèle à Baume & Mercier.
On remarquera en particulier la couronne sertie d’une agate noire : un détail subtil qui apporte une touche de préciosité à l’ensemble. L’usage de cette pierre reste rare dans cette gamme de prix.
Et au poignet ? Étanchéité à 50 mètres, confort évident, sans oublier un système de bracelet interchangeable sans outil permettant à tous les styles de s’exprimer : cuir pour quelque chose de plus classique, acier poli texturé pour un rendu plus présent. C’est simple, rapide, et franchement utile. La Joia est clairement une montre pensée pour le quotidien.
Le choix d’un mouvement Ronda va également dans ce sens. En optant pour le quartz, Baume & Mercier peut ainsi proposer un prix contenu, autour de 1500 euros. Dans un marché où les tarifs ne cessent de grimper, cette approche fait presque figure d’exception.
La collection se décline en plusieurs versions, jouant sur les matières et les finitions. Boîtier en acier poli ou en PVD doré, cadran argenté soleillé, chiffres romains ou contrastés selon les modèles, le tout associé à un bracelet en cuir ou un bracelet intégré en acier.
Une version plus joaillière existe aussi, pavée de 40 diamants (0,81 ct), affichée à 4400€. Même base, même design, mais avec plus d’éclat.
La Joia fonctionne ainsi comme un accessoire à part entière. Elle se porte aussi bien au quotidien que dans des contextes plus habillés, sans jamais paraître déplacée. Cette polyvalence tient à son équilibre général : assez présente pour exister, suffisamment discrète pour ne jamais dominer. Elle s’adresse à une femme qui n’a pas besoin d’en faire trop, qui privilégie les pièces justes, bien dessinées, capables de traverser le temps sans se démoder.
La collection Joia ne cherche pas à impressionner. Elle mise sur autre chose : des proportions justes, un design propre, des détails bien placés et surtout un prix maîtrisé. Le genre de pièce qui ne fait pas de bruit, mais qu’on garde longtemps et sur laquelle on peut toujours compter.