Interview de Caroline Scheufele : Être heureux, c’est être libre

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Happy Diamonds Heritage © Anders Davin Modig
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Pour célébrer les 50 ans de Happy Diamonds, Chopard dévoile de nouvelles montres et pièces de joaillerie autour de son concept unique de diamants en mouvement libre. À cette occasion, WorldTempus s’est entretenu avec Caroline Scheufele.

En 1976, Chopard introduisait une idée nouvelle dans le monde de l’horlogerie et de la joaillerie : la collection Happy Diamonds. Les pierres précieuses étincelantes, la substance naturelle la plus dure sur Terre, n’étaient plus fixes ni parfaitement disposées. Elles flottaient librement, jouaient, dansaient, semblaient vivantes, réagissant à chaque geste et à chaque rayon de lumière.

Comme le rappelle Caroline Scheufele, co-présidente et directrice artistique : « J’ai grandi avec cette idée, exprimée pour la première fois par ma mère, que les diamants sont plus heureux lorsqu’ils sont libres. Cette vision profondément poétique ne m’a jamais quittée. »

Aujourd’hui, les boîtiers de forme coussin réinterprètent les géométries audacieuses des modèles originaux des années 1970, tandis que les cadrans en onyx noir accentuent leur allure résolument seventies. Les créations Happy Diamonds font également leur retour sous la forme de bijoux rectangulaires, déclinés en sept pendentifs, chacun suspendu à une nouvelle chaîne à maillons rectangulaires, fabriquée en interne.

Happy Diamonds Heritage © Anders Davin Modig

Comment Chopard a-t-elle eu l'idée des Happy Diamonds?

Le concept Happy Diamonds est né de l’image d’une cascade, fragmentée en milliers d’éclats fugaces. C’était une idée très novatrice et audacieuse. Lorsque mes parents cherchaient un nom pour cette montre, ma mère s’est exclamée : “Les diamants sont heureux parce qu’ils sont libres !” C’est ainsi que le concept a été baptisé “Happy Diamonds”. En 1976, le premier prototype a été présenté à la Foire de Bâle, le grand salon de l’horlogerie et de la joaillerie, et, assez étonnamment, il a suscité beaucoup d’intérêt auprès de clients du monde entier. Chopard a alors dû trouver un moyen de produire en série ces nouvelles montres, ce qui représentait un véritable défi technique ! Depuis, bien sûr, nous sommes devenus de véritables maîtres des Happy Diamonds ! 

Caroline Scheufele © Fabrice Dall'Anese

Pourquoi y a-t-il 21 diamants dans la nouvelle Happy Diamonds?

Mon objectif était de parvenir à un équilibre visuel tout en créant une sensation de mouvement rappelant étroitement le mouvement des gouttes d’eau. Vingt et un était le chiffre magique ! 

Quelle est, selon vous, l'évolution la plus importante de la collection actuelle par rapport à celle d'il y a 50 ans?

Je suis très fière de la démarche de Chopard vers un luxe durable, que nous avons entamée en 2013. À l’époque, nous étions de véritables pionniers dans l’industrie, alors que dans les années 1970, le sujet n’était même pas à l’ordre du jour ! Aujourd’hui, pour toutes nos créations, nous utilisons de l’or 100 % éthique, ainsi que le Lucent Steel™ exclusif de Chopard, fabriqué avec un taux de recyclage de 80 %. Tous nos diamants sont certifiés par le Responsible Jewellery Council. 

 

Happy Diamonds Heritage © Anders Davin Modig

Vous êtes effectivement une pionnière en matière d'or et de pierres précieuses éthiques. Comment pensez-vous que l'industrie évolue sur ce sujet?

Je pense que la transparence et la traçabilité sont essentielles. L’ensemble de l’industrie a réalisé de grands progrès, mais nous devons continuer à comprendre et à améliorer chaque étape du parcours qui se cache derrière une création. »

Quel est votre point de vue sur l'onyx?

Chopard possède depuis toujours une expertise exceptionnelle dans le travail des pierres ornementales. Nous préservons et développons un savoir-faire qui est unique. Dans ce cas, l’utilisation de l’onyx rend hommage à la montre originale. À l’époque, le fond noir profond avait été choisi pour mettre en valeur l’éclat des diamants. Le résultat était une parfaite montre de smoking, ou une montre à porter avec une petite robe noire. Aujourd’hui, les styles ont évolué, mais cette combinaison reste sensationnelle. »

Le Happy Clown est une autre expression artistique des Happy Diamonds. Comment cette idée vous est-elle venue?

Enfant, j’adorais aller au cirque et, d’ailleurs, j’aime toujours autant les cirques aujourd’hui ! Un jour, alors que je dessinais, j’ai esquissé un clown aux bras et aux jambes mobiles, avec des diamants qui dansaient dans son ventre. Mon père m’a surprise en le faisant fabriquer pour de vrai, ce qui était totalement inattendu. Mon petit clown est devenu le tout premier bijou de Chopard et cette première création reste très chère à mon cœur. Je n’aurais pas pu célébrer l’anniversaire des Happy Diamonds sans revenir sur cette étape majeure. 

Happy Diamonds Heritage © Anders Davin Modig

Pour vous, quelles sont les évolutions les plus importantes du clown actuel, qui arrivera en septembre?

Le premier Happy Clown né de mon imagination était un petit clown. Il était en or et son ventre révélait de petits diamants, saphirs et rubis. La version actuelle se rapproche beaucoup d’une pièce de haute joaillerie : elle est entièrement sertie de diamants et sa taille est plus imposante. Le clown a grandi ! 

En 1993, vous avez créé Happy Sport, la première montre à associer acier et diamants. Des diamants au-dessus plutôt qu'autour: comment les fabricants de boîtiers et de cadrans ont-ils réagi lorsque vous leur avez présenté ce concept radical?

Lorsque j’ai conçu la première montre Happy Sport, je voulais créer une montre qui n’existait pas encore : en acier, mais avec de l’éclat, une montre qui pourrait m’accompagner du matin au soir, au bureau, à la salle de sport, à une soirée. L’association de l’acier et des diamants est aujourd’hui assez courante, mais elle n’existait absolument pas à l’époque. J’ai créé une véritable révolution. L’équipe technique pensait que c’était impossible à réaliser, mais je n’acceptais pas qu’on me dise non. Le responsable de la production m’a dit que si nous réussissions à les fabriquer et à les vendre, il m’offrirait une rose pour chaque montre vendue. Finalement, il a dû m’offrir un rosier entier pour mon jardin ! 

Caroline Scheufele © Anders Davin Modig

Avec Happy Sport, vous misez sur l'or jaune. Quelle est votre préférence personnelle: l'or rose ou l'or jaune?

Je suis totalement favorable à la spontanéité ! Je dis aux femmes : ne respectez pas les règles. Mélangez aussi les couleurs de l’or. Superposez-les. Suivez votre voix intérieure. Osez être qui vous êtes. 

FAQ

Qu'est-ce que la collection Happy Diamonds de Chopard ?

La collection Happy Diamonds de Chopard, lancée en 1976, met en scène des diamants libres qui bougent et scintillent dans le boîtier plutôt que d'être fixés. Son 50e anniversaire, en 2026, apporte de nouvelles montres coussin et des bijoux pendentifs.

Pourquoi la nouvelle montre Happy Diamonds compte-t-elle 21 diamants ?

La nouvelle montre Happy Diamonds de Chopard compte 21 diamants car, selon la coprésidente Caroline Scheufele, ce chiffre crée un équilibre visuel tout en évoquant le mouvement de gouttes d'eau, source d'inspiration originelle du concept Happy Diamonds.

Qu'est-ce que la montre Chopard Happy Sport ?

La Chopard Happy Sport, lancée en 1993, fut la première montre à associer acier et diamants, un matériau du quotidien plutôt que l'or seul. Caroline Scheufele l'a conçue pour accompagner ses journées, du bureau à la salle de sport.

Que fait Chopard pour un luxe plus durable ?

Chopard poursuit depuis 2013 son Journey to Sustainable Luxury, utilisant aujourd'hui 100 % d'or éthique et son Lucent SteelTM exclusif, fabriqué avec un taux de recyclage de 80 %. Tous ses diamants sont certifiés par le Responsible Jewellery Council.

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