Ni pierre précieuse, ni pierre semi-précieuse, la malachite est une pierre «dure» qui se distingue par sa couleur verte, et ses motifs ensorcelants. Elle représente un magnifique champ d’expression pour les manufactures en quête de cadrans de montres originaux et uniques. Ce qu’a très bien compris Piaget dès la fin des années 60. La manufacture a en effet très rapidement mis en majesté la malachite parmi de la trentaine de pierres ornementales qu’elle utilisait à l’époque, lapis-lazuli, onyx, cornaline, turquoise, œil de tigre, agate…
Comme ses consœurs, la malachite peut être débitée en fines feuilles, ou tranches, meulées, sablées et polies, tout en étant assez solides pour être percées en son centre pour laisser passer des aiguilles.
Merci Piaget
Ce fragment de roches millénaires à forte densité a donc séduit Piaget dès la fin des années 60, aux prémices de la folie créative des années 70. Une folie qui s’étendait alors à tous les domaines, architecture, décoration, joaillerie, sans oublier l’horlogerie. Une horlogerie libérée en quête de cadrans originaux qui impliquaient alors de la couleur et de l’extravagance… Il faut dire qu’avec la malachite l’originalité est au rendez-vous et personne ne pourrait affirmer l’inverse. Et ce, grâce aux lignes irrégulières en camaïeu de verts qui métamorphosent un cadran en une œuvre d’art. Le studio de création maison a ainsi gagné le gros lot avec la malachite. Plus besoin de passer des jours et des nuits à créer des teintes inédites ou des motifs ancrés dans la tendance du moment, Dame Nature a déjà fait tout le travail… Si Piaget a créé une tendance, la manufacture s’impose encore aujourd’hui comme la figure de proue du phénomène malachite.
Une folie vintage
La malachite a su avec le temps se faire une place de choix au sein des collections de nombreuses maisons qui ont suivi la voie royale ouverte par Piaget tout en continuant de faire partie des éléments clés de l’ADN du style Piaget. Une signature forte, historique, qui reste sur le devant de la scène horlogère sans jamais ne l’avoir quittée depuis plus de 50 ans. Résolument vintage et irrésistible, la malachite nous replonge dans le Swinging London des années pop accompagné de la libération des mœurs, des premiers babas cool chics, ou encore des prémices de l'arrivée de l'Inde dans les goûts européens…
Toujours d’actualité
Si Piaget a été le premier horloger à utiliser de la malachite, elle ne tourne pas le dos aujourd’hui à une recette qui marche. Bien au contraire, la malachite est en effet un des piliers créatifs de l’horlogerie selon Piaget millésime 2025, masculine et féminine, notamment au travers des collections Limelight Gala et Possession pour les femmes, et Andy Warhol pour les hommes. Une aubaine pour tous les amateurs de créativité audacieuse rehaussée d’un séduisant air d’antan… Et ce, avec une extraordinaire singularité.