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Zenith  - Zenith X Extreme et la course sans traces

Zenith Zenith X Extreme et la course sans traces

Alejandro Agag parle du partenariat avec Zenith, de l’achat d’un bateau au gouvernement britannique et de l’avenir du captage de carbone

Comment avez-vous rencontré Julien Tornare, le CEO de Zenith ?
Alejandro Agag : Je me souviens, je me trouvais sur le bateau, le Saint Helena, sur la Mer Rouge et la réception n’était pas terrible ! Je naviguais à ce moment-là et c’était un cauchemar. Je me rappelle bien de ce moment car un hibou est sorti de nulle part et s’est posé sur le bateau. Il volait dans la nuit et je parlais à Julien. Nous avons scellé un accord en 15 minutes.

Qu’est-ce qui vous a séduit chez Zenith ?
Les montres sont cool. Je les connaissais déjà, donc lorsque nous avons été présentés, j’étais super excité. Et puis lorsque Julien m’a parlé de la collection Defy Extreme, j’étais d’autant plus enthousiaste que les noms Exreme E et Defy Extreme vont bien ensemble.

Zenith X Extreme E and The Race with No Trace

Alejandro Agag © Zenith

Pouvez-vous nous en dire davantage sur votre choix des lieux de course qui se trouvent toujours dans des zones touchées par le changement climatique ?
La mission est de provoquer une prise de conscience et d’agir, d’agir directement. Alors nous nettoyons des plages. Au Sénégal, nous plantons un million de mangroves. Au Brésil, nous procédons à la reforestation de parties de la forêt tropicale en collaboration avec d’autres ONG. Les endroits où nous allons ne sont pas vraiment immaculés, hélas. Nous venons de rentrer du Groënland et c’est une immense décharge là-bas et, naturellement, tout est en train de fondre.

Qu’est-ce qui vous a donné cette idée ?
L’idée originale est venue de la formule E et maintenant que cette dernière est mûre, je voulais créer quelque chose de plus lié encore au changement climatique. Je souhaitais aussi faire quelque chose hors des sentiers battus et aller dans ces lieux éloignés parce que j’aime voyager et vivre des aventures pour voir le caractère extrême de ces endroits.

Pouvez-vous me parler des voitures ?
Les voitures sont des tout-terrain et des SUV et ce sont toutes les mêmes. Chaque équipe dispose de deux pilotes, une femme et un homme, et les courses sont très excitantes et très agressives.

Comment chargez-vous les véhicules ?
Les voitures sont équipées de piles à combustible à l’hydrogène. Nous devions rendre toute l’opération durable mais c’est un immense défi parce qu’il n’y a pas d’électricité dans ces endroits. Nous avons des panneaux solaires qui chargent une batterie, la batterie alimente un électrolyseur, qui ensuite transforme l’eau en hydrogène. L’hydrogène alimente la pile à combustible qui charge la voiture et produit de l’eau en corollaire.

Comment créez-vous le circuit ?
Ce n’est pas un circuit, c’est un grand espace en plein air. Puis il y a des drapeaux entre lesquels vous devez passer. Parfois les drapeaux sont espacés de 100 mètres, donc les pilotes peuvent choisir leurs propres voies. Ils étudient d’abord la course pour repérer où sont les bosses, quelles voies emprunter, etc.

La sécurité est-elle un problème lorsque vous vous trouvez en pleine nature ?
Il y a de gros accidents mais les véhicules sont très sûrs, ils sont homologués par la FIA. Nous avons toujours des hélicoptères pour emmener les gens à l’hôpital le plus proche. Au Groënland, où l’hôpital le plus proche se trouve en Islande, nous avions un hélicoptère prêt à emmener un patient potentiel vers un avion où le pilote était prêt à décoller pour un vol de deux heures.

Zenith X Extreme E and The Race with No Trace

Programme Zenith Extreme-E Legacy en Sardaigne © Zenith

Parlez-moi des équipes ?
Il y a 10 équipes. Certaines appartiennent à des entreprises, d’autres à des privés. GM a une équipe, ainsi que Hummer et Volkswagen. Et McLaren et Lotus auront des équipes l’an prochain. Lewis Hamilton a sa propre équipe, tout comme Nico Rosberg et Carlos Sainz, le célèbre pilote de rallye.

Pourquoi avez-vous décidé que les deux sexes participent à cette compétition ?
Pour moi l’élément d’égalité des genres est l’innovation principale et je pense que de nombreux sports y viendront aussi. Il existe une théorie selon laquelle les hommes et les femmes peuvent conduire des voitures tout aussi rapidement, mais cela n’est pas le cas car il y a trop de force G sur la nuque lors de la conduite, ce qui requiert une grande force physique. C’est un facteur essentiel. Certaines personnes disent qu’il ne s’agit que de conduire une voiture, mais ce n’est pas le cas. Avant, les femmes n’étaient pas vraiment présentes dans les sports automobiles, mais si vous les intégrez à l’équipe, alors elles sont tout aussi importantes. Nous avons constaté que le niveau de nos pilotes féminines a beaucoup évolué et la différence aujourd’hui entre certains pilotes hommes et femmes est de plus en plus mince. Et ces filles sont en train de devenir de véritables grandes stars.

Zenith X Extreme E and The Race with No Trace

Extreme-E © Zenith

D’autres technologies durables entrent-elles en jeu dans cette compétition ?
Alors, dans la course il y a les moteurs électriques et l’hydrogène de charge, et nous recyclons tout. Donc en fait nous appelons cette course « a race with no trace » (une course sans traces). Si vous vous rendez sur les lieux où nous sommes passés, vous ne voyez pas que nous y sommes allés. Les toilettes sur le bateau sont écologiques, et nous avons des meubles fabriqués avec du plastique recueilli dans les océans. Nous avons changé le carburant pour le bateau, nous utilisons du fuel léger au lieu du diesel lourd que nous utilisions auparavant. Et nous installons un filtre spécial sur le bateau pour capturer le carbone, ce qui pour moi est la technologie clé des 50 prochaines années. Si on ne capture pas le carbone dans l’atmosphère, on ne sera pas capable d’inverser le changement climatique parce qu’il y a déjà tellement de carbone dans l’air et qu’il réchauffe déjà.

Une question pour vous, Julien. Pourquoi ce partenariat vous a-t-il tellement séduit ?
Julien : c’est une affinité naturelle. En ce qui nous concerne, cela fait déjà trois ou quatre ans que nous avons pris des mesures pour être plus propres. Nous avions ce partenariat avec Range Rover qui était vraiment sympa, mais à un certain moment, j’ai réalisé que nous devions faire quelque chose d’autre. J’ai eu une proposition d’Aston Martin, et d’autres marques aussi, pour instaurer un partenariat régulier, mais cela ne m’enthousiasmait pas du tout. Et lorsque j’ai entendu parler de ce projet et que j’ai commencé à connaître Alejandro, je me suis dit que c’était cool. Nous travaillons aussi beaucoup sur la diversité et l’inclusion. Ce n’est que le début parce que notre collaboration est très récente, mais nous avons commencé rapidement et fort. C’est totalement en ligne avec notre mission de façonner l’avenir et j’adore ça ! 

 

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