Un week-end au poignet

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A weekend with the H2 Tradition on the wrist - HYT
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Test détaillé et personnalisé de la technologie fluidique

Si vous êtes à la recherche d’une montre vraiment différente, alors HYT sort du lot. Qui d’autre que l’incontrôlable Vincent Perriard aurait pu avoir une idée aussi loufoque et pousser son développement jusqu’à en faire un brillant exemple de ce que la presse francophone aime à nommer «la nouvelle horlogerie ».

Mais dans le cas de HYT, il n’y a pas que la partie horlogerie qui est nouvelle. Les minuscules capillaires et les fluides colorés que produit Preciflex, la société sœur de HYT, peuvent trouver une application dans bien d’autres domaines, en particulier dans le secteur médical (pour des micro-injections, par exemple). Ce qui était au départ une montre au design avant-gardiste avec un fluide vert éclatant, s’est depuis décliné en plusieurs modèles, allant de la version traditionnelle H1 et ses cylindres en ligne, à l’attrayante H2 aux cylindres en V. Les couleurs des fluides, eux aussi, se sont multipliés.

Avec la H2, la boucle est bouclée. Les racines de l’horlogerie traditionnelle suisse sont littéralement au cœur de la montre. La collection H2 se propose de mettre en évidence les connexions mécaniques animant les soufflets qui poussent les deux liquides, coloré et incolore, dans les capillaires, dans différentes directions. Mais dans la H2 Tradition, le fluide bleu, enfermé dans son capillaire, semble suspendu dans les airs. Il attire l’œil autant que les oscillations du balancier placé au centre de la montre, là où se trouve l’aiguille centrale des minutes sur les autres modèles H2. L’espace que le déplacement du barillet a libéré est occupé par le sous-cadran des minutes, exécuté dans le plus pur style de l’horlogerie traditionnelle, et par celui, plus petit, des secondes.

A la place de l’architecture technique des autres modèles plus futuristes, la H2 Tradition offre un visage classique. La décoration de la platine, combinée avec les soufflets en V, me fait immédiatement penser à un moteur de voiture. Mais n’est-ce pas justement ce que je contemple, le moteur de la montre ? Je n’ai qu’une envie, continuer de regarder ce moteur, ne pas voir l’heure (bien qu’elle soit étonnamment facile à lire, au ménisque des deux liquides, bleu et incolore), mais juste contempler les oscillations du balancier, et voir si, par hasard, on n’approcherait pas de 6h, heure à laquelle le spectacle bi-quotidien de l’affichage fluidique laisse voir le liquide bleu être graduellement poussé dans le soufflet de gauche pour débuter un nouveau cycle de 12 heures.

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