Communiqué
Le 17 janvier 2011 au Salon International de la Haute Horlogerie (SIHH) à Genève, le nouveau Tourbillon Bi-Cylindrique de la Montblanc Collection Villeret 1858 va être présenté au public et à la presse internationale.
Le nouveau Tourbillon Bi-Cylindrique que Montblanc présente est une innovation exclusive par beaucoup d'aspects différents de tout ce que la haute horlogerie a créé jusqu'à nos jours. Il s'agit de la première montre-bracelet avec un échappement tourbillon muni d'un double spiral cylindrique. De surcroît, elle ravit ses acquéreurs en dévoilant la mécanique et le mode de fonctionnement de l'indicateur légendaire des «heures mystérieuses». Ce nouveau garde-temps incarne parfaitement l'esprit de travail de Montblanc, tel qu'il est cultivé dans la manufacture à Villeret.


Avec le nouveau Tourbillon Bi-Cylindrique, une invention qui a d'ores et déjà donné la cadence dans l'univers horloger d'autrefois, est remise à l'honneur. Il s'agit d'un spiral en forme de cylindre qui, au contraire des spiraux généralement utilisés de nos jours, n'oscille pas sur un niveau plan d'avant en arrière, mais se détend et se contracte en rotation surélevée sur la longueur d'un axe vertical, et comme s'il suivait le filetage d'une visse. Les spiraux cylindriques ont été développés vers la fin du 18ème siècle par des artisans horlogers très ingénieux, tel John Arnold, qui ont réussi à les enchâsser à l'intérieur de chronomètres de la marine. Leur précision et leur stabilité de marche suscitent encore aujourd'hui l'admiration des horlogers et des scientifiques. Le spiral cylindrique est, comme le spiral conventionnel, un très fin ressort en métal flexueux.
Par contre, au lieu que les spires se contractent et se détendent l'une à côté de l'autre, sur un même plan, en faisant augmenter la distance d'un centre commun aux spires, on trouve dans le spiral cylindrique des spires qui ont un diamètre de tension identique et sont superposées. En conséquence, le centre de gravité perd son excentrisme, un aspect qui a toujours été considéré comme un point faible des spiraux. Un second avantage du spiral cylindrique est son développement complètement concentrique et symétrique. Dans ce contexte, le développement fait allusion à la «respiration» d'un spiral de balancier qui a lieu pendant la contraction et l'expansion. Sa concentricité et sa symétrie forment les conditions essentielles de son isochronisme (c'est-à-dire que la période de chaque oscillation est indépendante de son amplitude), et de la régularité de marche de la montre. Le nouveau Tourbillon Bi-Cylindrique de la Montblanc Collection Villeret 1858 fonctionne avec deux spiraux cylindriques de diamètres différents, mais au moment de couple identique, et qui sont positionnés l'un à l'intérieur de l'autre de manière concentrique. Ils se développent en mouvements contraires (quand un spiral se détend, l'autre se contracte), mais le moment de couple reste le même, ce qui a pour résultat un isochronisme encore optimalisé. La construction bi-cylindrique utilisée pour le nouveau garde-temps a été développée par les ingénieurs de la manufacture Montblanc à Villeret et n'a jamais été utilisée auparavant dans une montre-bracelet, et encore moins dans une montre avec son échappement dans un tourbillon.
La manufacture Montblanc de Villeret a anticipé ces nouveaux développements fascinants et profite de sa capacité à fabriquer ses propres spiraux. Après avoir testé intensément les installations de la production en grande partie manuelle, ainsi que les alliages de métaux utilisés pour le fil du spiral, les spécialistes à la manufacture sont à même de fabriquer eux-mêmes les spiraux cylindriques qu'ils nécessitent pour le Tourbillon Bi-Cylindrique en régissant toutes les étapes de leur fabrication. Ceci est une exclusivité que l'on cherchera en vain, même chez les concurrents les plus renommés de Montblanc.
Comme si le spiral qu'ils ont développé et optimalisé à partir des chronomètres de marine n'était pas suffisant, les maîtres horlogers de Villeret ont de plus inséré leur nouveauté dans un tourbillon. En effet, ce qu'on appelle l'erreur positionnelle d'un mouvement (les écarts de marche en position verticale dus au centre de gravité excentré) peut aussi avoir lieu dans le balancier lors de décalages, même infimes, du centre de gravité. Le tourbillon compense les écarts de marche en entraînant le centre de gravité dans une révolution autour du point de rotation du balancier, et ce dans un intervalle de temps défini. Ainsi, même une telle anomalie réussit à être compensée, ce qui représente une prestigieuse performance de chronométrie. Remarquables sont aussi les trois masses ornées de la flèche de Minerva qui se chargent d'équilibrer le mécanisme parfaitement et se déplacent sur l'arc de cercle de la cage du tourbillon. Le tourbillon repose sur un pont formant deux figures de huit qui se chevauchent et rappellent le symbole de l'infini. Tous les composants en acier du pont et de la cage ont été fabriqués d'une pièce et à la main dans un long travail d'affinage, après lequel ils sont anglés et polis. Ce travail à lui seul nécessite trois semaines complètes et requiert de plus une extrême habileté artisanale que seuls quelques rares maîtres horlogers maîtrisent à la perfection.

Il y a deux ans, Montblanc a lancé un garde-temps avec un indicateur des heures mystérieuses dans lequel l'aiguille des heures et l'aiguille des minutes ont l'air de flotter en état d'apesanteur au-dessus d'une surface miroitante. Le Tourbillon Bi-Cylindrique va dévoiler le secret du phénomène déjà connu par nombre de connaisseurs de garde-temps depuis longue date. Dans le nouveau tourbillon on a en effet choisi de retirer le cadran en dessous duquel se cachait le mécanisme qui actionne des disques en verre saphir très fin sur lesquels les aiguilles noires sont incrustées. Cette révélation est doublement captivante parce qu'on admire d'une part le phénomène de l'heure flottante, déjà fascinant en soi, mais on est maintenant aussi à même de contempler le mécanisme ouvragé qui l'anime.
Un boîtier comme une icône
Il est rare que le boîtier d'une montre devienne une véritable icône. La forme des boîtiers des montres Grand Tourbillon de la Montblanc Collection Villeret 1858 fait exception à la règle. Ses traits ostensibles sont, d'une part, sa forme en goutte dont la pointe se dirige vers la position «6 heures», ainsi que son profil légèrement bombé qui se blottit agréablement contre le poignet. D'autre part, sa lunette qui comporte une section concave de la position 8h, en passant par 12h et jusqu'à 4h, puis se cambre à nouveau en une courbure convexe entre 4h et 8h. Cela paraît compliqué, et oui, cela l'est absolument.
Montblanc Collection Villeret 1858 - Tourbillon Bi-Cylindrique
Type de mouvement: Mouvement mécanique à remontage manuel Tourbillon à 12 heures
Dimensions: Ø 38,4 mm, hauteur 10,3 mm
Nombre de composants: 284 (mouvement complet)
Nombre de pierres: 26 (demi-glace bombées et olivées)
Réserve de marche: 46 heures
Balancier: Balancier à vis, Ø 14,5 mm, 59 mgmc2
Fréquence: 18,000 alternances par heure (2,5 Hz)
Spiral: Double spiral cylindriques avec courbes intérieures et terminales Philips
Platine: Maillechort mis en couleur (Rhuténium), perlage sus et sous, angles polis mains, moulures polies diamants
Ponts: Maillechort mis en couleur Ruthénium noir, noyures sus et sous perlées, angles polis mains, moulures polies diamant
Rouages: Roues dorées 2N, cerclées, anglées, diamantées sus et sous et dentures épargnées
Pignons: faces et dentures polies, pivots roulés
Indications: (Montre) Heures et minutes « mystérieuses » à 6 heures
Rotation de la cage tourbillon: 1 tr/min
Glace: En saphir sphérique
Dimensions: Ø 47 mm, hauteur 15 mm
Etanchéité: Max. 3 bar (30 mètres)
Couronne: Avec l'emblème Montblanc en nacre
Aiguilles: Métallisées noires sur disques saphir
Bracelet: Alligator grandes écailles cousu main; boucle en platine 950, or gris 18 K ou or rose 18 K