L'Express-L'Impartial - 17 mai 2010Françoise Kuenzi
Bel hommage aux générations d'enseignants et d'apprentis ayant usé leurs outils dans les dix écoles d'horlogerie de Suisse, un ouvrage remet au premier plan les fameuses «montres-école» que devaient y confectionner les élèves. De vrais petits chefs-d'œuvre, à découvrir au fil de... 570 pages.

Il y pensait depuis 15 ans, il l'a fait: ancien directeur du Wostep, centre de perfectionnement horloger établi à Neuchâtel, Antoine Simonin vient d'éditer une véritable bible consacrée à une de ses passions: les montres des écoles d'horlogerie.
«Un travail d'équipe», tient-il à souligner, en feuilletant l'épais ouvrage - quatre kilos, 570 pages -, réalisé notamment avec Estelle Fallet, Marlyse Schmid et Bernard Muller, ainsi qu'une trentaine d'autres spécialistes d'histoire horlogère, sous le titre «Dix écoles d'horlogerie suisses, chefs-d'œuvre de savoir-faire.»
C'est sûr, le pavé fera référence: «J'ai fait ce livre pour la mémoire», indique Antoine Simonin. «Et j'ai même attendu trop longtemps car beaucoup de professeurs de ces écoles sont morts aujourd'hui. Or, ils étaient les gardiens de ce savoir-faire.»
Avant les années 90, les écoles d'horlogerie réalisaient des «pièces-écoles», qui permettaient aux apprentis de se faire la main et d'apprendre la rigueur nécessaire au métier. Leur réalisation prenait souvent plusieurs mois et aboutissait parfois à la confection de vrais petits chefs-d'œuvre... Lire la suite de l'article
