Bientôt 30 ans ! L’Overseas de Vacheron Constantin a été créée en 1996. C’était la première incursion de la vénérable manufacture dans l’univers du voyage baroudeur. Et pour ses 20 ans, en 2016, la collection s’est offert son premier worldtimer, sobrement nommé Overseas World Time. La montre, littéralement destinée à l’« outre-mer », se déclinait pour l’occasion en trois cadrans : bleu, argenté ou brun. Mais ce n’est pas le plus surprenant : ces trois variations apparues en 2016 n’ont, pour l’instant, pas connu de descendance. Il s’agit donc d’un millésime collector, jamais réédité.
Jeux de disques
La pièce ne manque pas d’attrait. Elle intègre un calibre manufacture capable de gérer non pas les traditionnelles 24 zones horaires pleines, mais 37 zones, donc également les fuseaux affichant un quart ou une demi-heure d’écart par rapport à l’heure UTC. Toutefois, cette complexité mécanique se double d’une grande simplicité esthétique, grâce à un judicieux usage de plusieurs disques. Le disque central comprend une projection terrestre (dite de Lambert), avec une finition satinée soleil sur les continents et une finition veloutée sur les océans, ainsi que le cercle des villes de référence sous une couche de laque colorée translucide. En poursuivant vers l’extérieur, on trouve le traditionnel disque des 24 heures, avec une section foncée pour les heures de nuit et claire pour celles de jour. Enfin, en bord de lunette, la minuterie.
ADN ultramarin
La composition est donc relativement classique. Vacheron Constantin n’a pas vocation, ici, à révolutionner le worldtimer, mais à le fondre avec élégance dans l’esthétique très étudiée de la collection Overseas. On retrouve l’emblématique lunette à pans coupés, de type croix de Malte, polie miroir, apposée sur une seconde lunette satinée circulaire. Le bracelet en métal alterne lui aussi les surfaces polies et satinées, avec toujours cette découpe du maillon central en forme d’extrémité de croix de Malte, symbole de la marque. On note également que ledit bracelet bénéficie du système maison d’interchangeabilité sans outil, et que la pièce était fournie avec trois bracelets, acier, cuir et caoutchouc, une générosité peu courante, la plupart des modèles du marché étant proposés avec un, voire deux bracelets, mais presque jamais trois.
Collector en puissance
Côté fond, l’emblème de l’Overseas se matérialise par la masse oscillante. Façonnée en or, elle reproduit une rose des vents avec une triple finition, alternant surfaces polies, satinées et grenées. Ce même niveau de soin est appliqué à chaque composant du mouvement, fini à la main, ce qui fait de cette Overseas World Time l’un des rares, très rares, worldtimer à être certifié Poinçon de Genève. D’autant plus exceptionnelle qu’elle compte 37 fuseaux horaires, dispose de bracelets interchangeables et n’est plus éditée. Autant de raisons pour lesquelles les modèles en excellent état, voire jamais portés, affichent aujourd’hui sur le marché de l’occasion une cote très soutenue.