Ce 12 février marque l’officialisation des exigences liées à la nouvelle certification du COSC, optionnelle et complémentaire, destinée aux marques horlogères. Rappelons que le COSC existe depuis 1973 et que les normes ISO définissant le statut de chronomètre sont en vigueur depuis début 1976. La précision journalière de –4/+6 secondes, qui caractérise le Chronomètre Certifié COSC, demeure inchangée. En revanche, le COSC introduit désormais une classification encore plus stricte, avec des tests pilotes prévus dès le mois de mars. Le déploiement complet des essais interviendra à partir de l’automne 2026.
« La norme actuelle est déjà suffisamment exigeante, et avec la nouvelle norme appelée COSC Excellence Chronometer, nous cherchons à stimuler positivement les marques afin qu’elles atteignent des standards plus élevés. Cela fait partie de notre mission », a déclaré le président du COSC, Sébastien Cretegny.
Alors, quels sont les nouveaux critères pour atteindre ce niveau d’excellence ? En résumé, trois tests supplémentaires sont introduits : une précision accrue, une résistance au magnétisme et une vérification de la réserve de marche annoncée. Toutefois, la première étape reste identique à celle des cinquante dernières années : les mouvements sont envoyés dans l’un des trois laboratoires d’essai du COSC, situés à proximité des fabricants horlogers au Locle, à Saint-Imier et à Bienne. Ils y sont testés pendant 15 jours afin de garantir une précision avec une variation moyenne journalière de –4/+6 secondes, tout en répondant à six autres critères (variation de marche en fonction de la température, reprise de marche, plus grande différence de marche, différence entre les positions horizontales et verticales de la montre, plus grande variation de marche et variation moyenne de marche).
Après ces quinze jours (et s’ils sont certifiés), les mouvements retournent chez la marque pour être emboîtés. Ensuite, les montres complètes sont évaluées pendant cinq jours supplémentaires à travers des tests rigoureux simulant un port en conditions réelles. Pour obtenir la mention « Excellence » ajoutée à un chronomètre, la montre complète devra être encore plus précise durant cette période de cinq jours : l’écart maximal autorisé sera de –2/+4 secondes par jour, et la montre devra également résister à des champs magnétiques allant jusqu’à 200 gauss — bien plus puissants que ceux générés, par exemple, par des tablettes ou des aimants domestiques.
Il convient de préciser que tous les mouvements (environ 2 millions par an) et toutes les montres, tant au niveau « standard » qu’au niveau Excellence, sont testés individuellement.
Sébastien Cretegny : « Nous promouvons une nouvelle norme parce que l’industrie évolue, progresse, se développe, utilise de nouveaux matériaux, etc. Nous voulons faire partie de cette évolution. »
La nouvelle certification Excellence peut également être perçue comme une réponse à ce qui se passe dans d’autres pays et dans l’écosystème suisse, où l’on trouve par exemple les chronomètres certifiés METAS et Rolex, aux standards extrêmement élevés.
« À travers le monde, d’autres marchés commencent à offrir des performances élevées. Notre mission au COSC est de préserver et de protéger les normes internationales de chronométrie, et de rester à l’avant-garde de l’industrie — tout en maintenant des exigences aussi élevées que possible pour le Swiss Made », a déclaré M. Cretegny.
Même si la nouvelle norme Excellence est un complément, elle exigera un travail important sur le mouvement, car chaque seconde de précision à ce niveau nécessite des modifications et des améliorations. « Nous voulons aider nos clients à devenir encore meilleurs. Pour maintenir la pertinence du Swiss Made sur le marché mondial, nous devons évoluer en tant qu’industrie. Cette nouvelle certification en fait partie. »