Les 5 « Friends » sans qui MB&F...

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Header © MB&F
MB&F a soufflé ses 20 bougies. D’innombrables « friends » de la marque ont contribué à son succès. Mais le temps passe, et certains profils exigent un coup de rétro-éclairage, pour ne pas oublier ces talentueux horlogers qui ont façonné le temps selon Max Büsser.

Peter Speake, premier de cordée

En 2005-2006, le projet MB&F est quasiment finalisé. Max Büsser a pensé le concept de la première montre, le designer Eric Giroud lui a donné ses lignes définitives. Côté mouvement, c’est le constructeur Laurent Besse qui conçoit le calibre. L’horloger Peter Speake sera chargé de lui donner vie. L’homme a lancé, à peine cinq ans plus tôt, sa propre marque, sous son nom (qui est en réalité un alias familial). Étoile montante de la belle horlogerie indépendante, il émerge en même temps que d’autres futurs grands noms, comme Greubel Forsey (2004), Hautlence (2004) ou Rudis Sylva (2006). Tout comme Max Büsser, Peter Speake est farouchement indépendant, profondément humain et entrepreneur - d’où son appui sans faille à ce petit projet un peu fou qui, à l’époque, se lance sous le nom de MB&F. On connaît la suite. Peter Speake a depuis vendu sa marque et relance un nouveau projet, PS Horology, qui devrait s’ouvrir dans les prochaines semaines. 

Peter Speake© MB&F

Jean-Marc Wiederrecht, le compagnon de route

C’est l’homme qui a fondé le bureau technique le plus en vue des 20 dernières années, Agenhor, pour Atelier Genevois d’Horlogerie. Le génial Jean-Marc Wiederrecht, père d’un nombre incalculable de mouvements pour les plus grands noms de l’horlogerie, n’est pas un inconnu de la galaxie MB&F : il a œuvré sur les Opus d’Harry Winston, la dernière marque pour laquelle a travaillé, avant de se lancer sous son nom, un certain...Max Büsser. Les deux hommes se connaissent donc si bien que la collaboration donnera naissance à deux projets de MB&F, les HM2 et HM3. Jean-Marc Wiederrecht prend aujourd’hui une retraite progressive, ayant préalablement confié les clés d’Agenhor à ses deux fils. 

Jean-Marc Wiederrecht © Joy Corthesy

Brette, future star

Le HM6 marque une rupture. Le mouvement est complexe, sorte de pentapod tout en courbes, avec deux globes pour les heures et minutes, deux autres pour les turbines de remontage, et un dernier pour le tourbillon. Les organes sont très excentrés. Comme toujours, le design prime, et les horlogers ont dû s’adapter. Un s'est fait un nom connu du grand public: Simon Brette. Sa marque éponyme est elle aussi l’une des plus courues de la haute horlogerie indépendante. MB&F a ainsi contribué à mettre en lumière ces deux talents qui voguent à présent sous leurs propres voiles. 

Simon Brette © L-X-Moulin

Jean-François Mojon, le sorcier 

Fondateur de Chronode, il a servi les plus grandes marques institutionnelles. Jean-François Mojon est l’un des piliers de MB&F. C’est un ex Swatch Group (SMH à l’époque), et ex IWC. Comme Max Büsser, il a rapidement pris la route de l’indépendance, d’où son affinité naturelle avec le fondateur de MB&F. Jean-François Mojon a servi les premières Horological Machines (HM), mais également la toute première Legacy Machine (LM), best-seller incontournable de MB&F, tant par ses volumes de vente que comme porte d’entrée dans l’univers MB&F. Discret, affable, machine à idées mais aussi à solutions concrètes et pragmatiques pour les mettre en œuvre (qualité dont le défaut fut fatal à bien de brillants concepts), Jean-François Mojon préside toujours Chronode ainsi que les développements de la marque Cyrus. 

Jean-François Mojon © MB&F

Stephen McDonnell, l’homme de l’ombre

Max Büsser parle bien souvent de son calendrier perpétuel, la Legacy Machine Perpetual, comme le projet qui, de toute sa carrière, lui a donné le plus de sueurs froides, en concurrence avec le chrono Sequential. Or, quel est le point commun entre ces deux projets titanesques ? L’horloger Stephen McDonnell. Installé à Belfast, Stephen McDonnell a passé 14 ans en Suisse, où il s’est formé au WOSTEP, avant de retourner sur sa terre natale où il opère depuis son atelier indépendant. Mais il reste d’une discrétion absolue. Contrairement à ses pairs mentionnés précédemment, l’homme de 51 ans se tient aujourd’hui à bonne distance de toute lumière médiatique, ne porte jamais de montre, et se concentre sur la réalisation de ses propres mouvements dont, pour ainsi dire, on ne sait presque rien. 20 ans après Peter Speake-Marin, Stephen McDonnell ferme la boucle des horlogers de Sa Majesté au service de MB&F !

Stephen McDonnell © MB&F
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