Extra-plat : Blancpain renverse le cours de l’histoire

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Villeret Extraplate Soldier Face © Blancpain
La boîte épaisse est la règle. La boîte extra-plate, l’exception. C’est pourtant une hérésie : tout mouvement simple devrait automatiquement s’accompagner d’un boîtier dont l’épaisseur ne dépasse pas les nécessités techniques. Comme sur la nouvelle collection Villeret.

Tous les mouvements horlogers, notamment les plus compliqués, ne sont pas éligibles à l’ultra minceur. Mais pourquoi les montres à trois aiguilles et date, parmi les plus simples, ne sont-elles pas systématiquement en dessous des 5 mm d’épaisseur, boîte comprise ? 

Les équilibres esthétiques atteints par Blancpain prouvent pourtant ce bien-fondé. Il n’y a pas lieu d’épaissir outre mesure une boîte sans que cela ne soit techniquement justifié. Car une montre volumineuse s’imposera au poignet, quelle que soit la circonstance. Une montre fine, à l’inverse, se pliera avec grâce et délicatesse aux conditions du moment. Envie d’en profiter, de la montrer ? Il suffit de la faire légèrement dépasser de sa manche. Volonté de discrétion ? Elle se glissera sans résistance sous la manche de chemise, de pull, de veste. On en verra que la fine carrure, et encore. Sans compter qu’une montre extra-plate sera plus facilement unisexe qu’un palet aussi épais que large. 

Pour toutes ces raisons, qui commandent autant l’élégance qu’elles honorent la tradition horlogère des Lumières, la montre extra-plate ne doit pas rester l’exception, mais devenir la règle. Une montre « ultra-plate » ne devrait plus être désignée comme telle. Ce sont toutes les autres que l’on devrait dire « extra-large ». Renverser le paradigme sémantique est la seule voie pour faire entrer la montre extra-plate dans les usages. 

Blancpain Villeret Extraplate © Blancpain

Ode à l’équilibre

Les nouvelles Villeret Ultraplate ne visent donc rien d’autre que de proposer un standard inédit : mixte, élégant, au-delà des modes, des conventions, des usages culturels. Si la collection a été récemment enrichie de 16 nouvelles références, il faudra probablement y faire son entrée par le modèle le plus épuré, avec trois aiguilles centrales et date. C’est aussi son positionnement qui en fera la meilleure voie d’accès à l’univers Villeret : en boîte acier, la pièce se tient sous la barre des 10'000 CHF, avec un somptueux cadran opalin exclusif. 

Le prix pourra intimider les néophytes. Pourtant, avec un calibre manufacture, échappement silicium, à peine plus de 3 mm d’épaisseur, automatique, et fort d’une astronomique réserve de marche de 100 heures (plus de quatre jours pleins), c’est un mouvement qui n’a pas d’équivalent sur le marché - surtout avec sa nouvelle masse ajourée, et en or. C’est de surcroît un calibre qui se montre particulièrement bien fini et plaisant à regarder. 

Blancpain Villeret Extraplate © Blancpain

Nouveautés aussi nombreuses que discrètes

Qui plus est, la nouvelle collection offre un système d’interchangeabilité rapide de bracelets déclinés dans quatre teintes inédites (marron, gris bleu, miel et nubuck beige velours) et proposés en finition barolo, souple et patinée avec le temps. 

Côté cadran, d’autres modifications sont plus marquées : de nouvelles aiguilles sont désormais empreintes de matière luminescente, pour une meilleure lisibilité de nuit ; les index en chiffres romains sont en or 18 ct, avec faces supérieures satinées et biseaux polis sur les flancs. Le traditionnel «12» est remplacé par le symbole «JB». L’ensemble présente un relief plus sculpté, affûté. Enfin, à 3h, on trouve une ouverture du guichet de date plus généreuse et harmonieuse.

Comme le souligne Marc A. Hayek, CEO de la manufacture, « la Villeret incarne l’essence de Blancpain. Chacune de ses évolutions demande une grande retenue. Elle est à la fois l’expression de notre tradition horlogère et la preuve que l’élégance peut toujours se réinventer avec subtilité ». 

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