Injection de capital

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L'entreprise genevoise lève 500 000 francs. Année cruciale en perspective pour la jeune société.

L'Agefi - 17 février 2010Bastien Buss

 

La société horlogère Ladoire vient de procéder à une hausse de son capital-actions. D'un montant de 500 000 francs, elle a entièrement été souscrite par la société de capital développement européenne Aurinvest Capital 2. Cette dernière regroupe une soixantaine de business angels actifs et deux institutionnels, soit Pactinvest et CDC Enterprises. «Cette opération augmente quelque peu la part d'Aurinvest, mais les trois fondateurs de la société demeurent majoritaires», a expliqué à l'Agefi Lionel Ladoire, créateur de l'entreprise homonyme, en compagnie notamment de Richard Piras.

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Les fonds serviront à financer le développement produit et commercial de cette jeune société qui a vu le jour en 2007. Malgré les tornades qui se sont abattues sur l'ensemble de l'horlogerie, particulièrement violentes pour les jeunes pousses, Ladoire ne se trouve pas en mode de survie et dispose encore de liquidités pour les six prochains mois. «Les bouleversements pour le secteur ne sont encore pas terminés. C'est un peu comme lorsque un grand malade sort de l'hôpital et doit entamer une période de rééducation intensive», détaille le cofondateur. Qui veut toutefois croire que le gros de la crise fait désormais partie du passé.

En 2009, l'entreprise genevoise, qui emploie trois collaborateurs, a fabriqué 38 montres et en a écoulé 27. Avec des comptes qui ont terminé «quasi à l'équilibre». Pour cette année, l'objectif a été fixé à 45 pièces. «Il va falloir se battre deux à trois fois plus et être commercialement très agressifs», se motive Lionel Ladoire. La société dispose de 20 points de vente à travers la planète, notamment dans le sud-est asiatique, en Europe et au Moyen-Orient. D'autres marchés pourraient être ouverts cette année, comme l'Inde où les discussions avancent rapidement.

Lionel Ladoire, passionné de micromécanique et après vingt ans dans le secteur de la bijouterie joaillerie, est au coeur des produits de la marque. C'est notamment lui qui dessine et développe les garde-temps. La société fait appel par ailleurs à un vaste réseau de sous-traitants, dont certains ont malheureusement été emportés par la crise. «De manière générale pour l'horlogerie et là je ne parle pas pour Ladoire, la récession a montré que ce ne sont pas forcément les meilleurs qui restent. Que ce soit au niveau des fournisseurs ou même des détaillants. »

Lionel Ladoire admet toutefois qu'il n'existe pour l'heure aucune visibilité pour la branche. «La seule dont nous disposions et celle fournie par les grandes marques comme Cartier. Cette dernière a réalisé des résultats supérieurs de 40% à son budget. Normalement, les petites entités suivent cette pente avec quelques mois de retard. Du moins, c'est ce que nous souhaitons», selon Lionel Ladoire. En octobre 2008, Aurinvest avait déjà investi 950 000 euros dans la marque. Celle-ci s'est notamment fait remarquer avec une montre dotée d'un mouvement automatique exclusif, dans un boîtier asymétrique, avec heures et minutes par disque.