Watches and Wonders ouvre ses portes au public, et s’impose comme la plus grande plateforme d’échange et de business dans l’horlogerie.
Que représente Watches and Wonders pour Genève d’après vous ?
Il s’agit aujourd’hui du plus grand événement à Genève et de la plus grande plateforme de rencontres horlogères ! Nous travaillons avec près de 60 hôtels, 50 restaurants, les transports genevois, toute la ville qui s’implique beaucoup ainsi que l’office de tourisme, notamment pour le volet In the City. Watches and Wonders est devenu le plus grand sommet horloger mondial, beaucoup le comparent à la Fashion Week de l’industrie horlogère, où les tendances sont lancées et où l’on rencontre tous les acteurs de l’horlogerie. Le montage débute deux mois avant l’ouverture du salon, et durant la semaine du 27 mars au 2 avril plus de 6'000 personnes travaillent à son organisation (avec les prestataires), auxquels il convient d’ajouter autant de collaborateurs des exposants, qui accueillent plus de 25'000 visiteurs. Les retombées se chiffrent en millions pour la ville.
En quoi cette édition de Watches and Wonders reste similaire aux précédentes ?
Je dirais que nous conservons les éléments qui font le succès du salon de Watches and Wonders Geneva, véritable plateforme de rencontre permettant aux 48 maisons qui y exposent en 2023 de dévoiler leurs nouveautés à toute la presse et aux détaillants, clients finaux, amateurs et passionnés de l’horlogerie. Plus qu’un événement, Watches and Wonders Geneva est un véritable sommet horloger qui permet à toute l’industrie de se réunir. Chaque année nous le faisons évoluer avec une série d’ajouts en termes de contenu ou de prestation.
Comment se distingue l’édition 2023 ?
Parmi les nouveautés que nous introduisons cette année figure en premier lieu l’ouverture au grand public, le temps d’un weekend. Cela permettra aux particuliers de venir découvrir le monde merveilleux de l’horlogerie. Nous invitons tout le monde à s’inscrire sur notre site pour sécuriser sa visite et profiter de cette occasion unique pour se plonger dans l’univers passionnant de l’horlogerie d’exception. Nous accueillons d’ailleurs de nouveaux exposants tels qu’Alpina, Bell & Ross, Charriol ou Frédérique Constant.
Parmi les belles découvertes à découvrir sur Salon, l’exposition « What time is it ? » signée par l’artiste et photographe suisse Karine Bauzin qui nous interroge sur notre rapport au temps et sa perception.
D’autres nouveautés attendent le public, car pour la première fois Watches and Wonders se déroule également en ville, avec notre programme In The City, destiné au grand public. Des animations spéciales dans les boutiques des Maisons participant à Watches and Wonders auront lieu toute la semaine mais également un rallye horloger qui emmènera les visiteurs sur différents points d’intérêts de la ville de Genève. Et une soirée spéciale, une grande fête dédiée à l’horlogerie animera les Rues basses le jeudi 30 mars, dès 17h avec des scènes musicales, animations de rue et artistes. Cela constitue un vrai temps fort horloger permettant aux marques de dévoiler leurs nouveautés, mais aussi à toute l’industrie de se réunir et de parler d’une seule et même voix pendant cette période, et de faire découvrir les coulisses de notre industrie aux générations futures.
Justement, on parle des générations futures, comment les abordez-vous ?
En fait nous travaillons énormément avec les écoles, tout au long de l’année, et elles sont invitées à Watches and Wonders : les écoles d’horlogerie, de business, de marketing et autres. Nous prévoyons d’ailleurs un LAB durant le salon, un lieu qui rassemble les projets des innovations technologiques et digitales des maison exposantes, mais aussi des écoles et des start-ups. Nous tenons vraiment à mettre l’innovation au cœur du salon. Ce LAB fera office de lieu d’échange, mais aussi d’incubateur d’idées et de nouvelles tendances. Les jeunes sont là, au cœur du projet, et nous observons à travers les ventes de billets d’entrée que beaucoup s’inscrivent et profitent du tarif préférentiel pour les moins de 25 ans à 40 francs pour visiter le salon le weekend. Cela nous tient à cœur de pouvoir expliquer à cette nouvelle génération les valeurs transmises par l’horlogerie et ce qu’une montre contient. Ainsi, le programme de conférences données au Salon pendant le weekend s’adresse aussi bien aux amateurs qu’aux passionnés de belle horlogerie.
J’imagine qu’il y a un volet digital pour les personnes qui ne pourront pas venir à Genève ?
Exact. Nous capitalisons sur tout ce qui a été mis en place ces trois dernières années avec le COVID pour offrir aux professionnels et au public une plateforme digitale. Ils pourront suivre les lancements de produits, les keynotes, les morning shows, en live et en différé. Nous avons vraiment la volonté de diffuser le contenu réalisé sur le salon, et il s’avère très riche ! Beaucoup le consulteront aussi après coup car il n’est pas possible de tout suivre sur place, sans parler du contenu produit par les marques.
Le cœur de Genève va battre au rythme des mouvements horlogers du 27 mars au 2 avril prochain, à Palexpo mais aussi dans toute la ville avec de nombreuses surprises à venir découvrir.