Interview du fondateur, Fabien Lamarche

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Interview of the founder, Fabien Lamarche - Julien Coudray 1518
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Baselworld – Julien Coudray 1518, une «Manufacture de grande horlogerie» qui offre «une bienfacture, un esprit rare, une façon différente d'envisager l'horlogerie».


Avant de créer son entreprise, Fabien Lamarche a passé une vingtaine d’années au service de prestigieuses marques horlogères: responsable process chez Breguet, chef de produits chez Roger Dubuis, développeur de modules et d’automates chez L.Leroy, responsable des méthodes et de l’industrialisation ainsi que du département mécanique et prototype chez Zénith. C’est en 2007 qu’il a pris son indépendance pour réaliser son projet de «Manufacture de grande horlogerie». En l’espace de cinq ans, il a constitué un «collectif» d’une quarantaine de personnes triées sur le volet, à même d’assurer la fabrication de l’ensemble des composants d’une montre et mus par la volonté de transmettre leur savoir-faire respectifs. Outre la production pour des tiers, il s’est préparé à lancer la marque qui a vu le jour en 2012, Julien Coudray 1518. Il nous la présente dans ses grandes lignes.
 

 


Marie Le Berre: Pourquoi le nom de Julien Coudray 1518 ?
Fabien Lamarche : «En hommage à «l’horlogeur» qui, en 1518, inventa la montre portable. Invité par François 1er dans son château de Blois, il réussit à insérer des mouvements à ressorts dans les pommeaux de deux dagues royales. Plus généralement, j’aime l’époque de la Renaissance. Les modes de penser, d’agir et de créer se transforment. Les sciences et les arts sont en pleine effervescence. Mon propos est de transposer l’esprit de la Renaissance dans ce XXIème siècle riche en nouvelles découvertes, en créant des montres très exclusives, «royales» en quelque sorte.

Que recouvre votre signature de «Manufacture de grande horlogerie» ?
C’est une manière de souligner notre personnalité. "Grande" évoque une bienfacture, un esprit rare, une façon différente d'envisager l'horlogerie et cela prend tout son sens avec le choix de matériaux exclusivement nobles, y compris pour la fabrication des mouvements. Les composants sont en or massif – jaune, rose ou blanc selon les cas - ou en platine. Outre le prestige, il s’agit de matériaux pérennes, qui résisteront au temps en préservant la précision de la montre. Pour la même raison, ils ne subissent aucun traitement chimique ou de placage. Cela nous a conduits à concevoir de nouveaux outils et à revoir l’ensemble du processus de fabrication. Par exemple, dans un calibre Julien Coudray 1518, les découpes des roues à bras ne sont pas en équerre mais en courbe, une forme mieux adaptée à la résistance recherchée. De même, le système de fixation de la tige de remontoir – qui a fait l’objet de l’un des dix brevets déposés par la manufacture – a été entièrement repensé afin qu’il ne risque plus d’endommager le mouvement lors des étapes finales de sa réalisation.
Dans le domaine du décor, nous nous inspirons naturellement du style Renaissance, de son architecture ou de ses arts décoratifs, et nous menons des recherches approfondies pour atteindre la perfection. Ainsi, nous avons mis au point des techniques spécifiques pour obtenir des index en émail légèrement bombés dont la surface est immaculée ou un cadran-vitrail, en émail plique-à-jour, qui laisse transparaître les décors du mouvement.

 


 
Pouvez-vous nous présenter la collection Julien Coudray 1518 ?
L’an dernier, nous avons lancé nos deux premières lignes proposées en quatre séries strictement limitées (versions or jaune, or rouge, or blanc et platine), avec cependant l’option de pièces uniques personnalisées. La montre Manufactura 1528 est animée par un calibre manuel à trois aiguilles doté d’un indicateur de service, fonction rare qui signale la nécessité d’effectuer un entretien tous les quatre ans. Les ponts, visibles à travers un fond saphir, sont gravés d’un motif Renaissance et  le cadran, en émail grand feu champlevé, est une interprétation moderne des horloges d’églises de l’époque. La Competentia 1515 est un modèle manuel à tourbillon avec indicateur de service, indicateur jour/nuit et indicateur de réserve de marche. Si son cadran reprend, à sa périphérie, la configuration des horloges du XVIème siècle, il se distingue par un centre translucide sophistiqué, en émail plique-à-jour. A Baselword 2013, nous présentons notre troisième création, la Classica 1548, une évolution de la Manufactura 1528 caractérisée par un boîtier agrandi, une petite seconde, et une réserve de marche portée à 100 heures au lieu de 55.