Enric Sala, l’homme de l’Atlantide

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Enric Sala, the Man from Atlantis - Blancpain
Cet explorateur en résidence du National Geographic, ambassadeur de Blancpain, a répondu à nos questions à l’occasion du 60ème anniversaire de la Fifty Fathoms.


Enric Sala serait-il l’Homme de l’Atlantide version 21ème siècle ? Rappelez-vous… Ce héros des années 1970, dernier survivant de la légendaire Atlantide, homme palmé soucieux de la vie sous-marine, prêtait son savoir à une fondation de recherche océanographique… Si le parallèle saute aux yeux (pour la génération 70’s), nul doute qu’Enric Sala s’impose aujourd’hui comme un des acteurs principaux de la sauvegarde de notre planète.

Quelles valeurs véhiculées par Blancpain vous sont proches ?
L’émotion et la passion, la recherche de l’authenticité.

Que représente la Fifty Fathoms pour vous ?
C’est le symbole du patrimoine hérité de l’exploration des océans. Jacques Cousteau et beaucoup d’autres utilisaient la Fifty Fathoms dans les années 1950 lors de leurs plongées. Aujourd’hui, à mon tour de bénéficier de cet instrument, non seulement pour continuer à explorer mais aussi pour aider à protéger les océans.
 

 

Surpêche, pollution et changement climatiques sont les plus grands dangers pour l'écosystème marin.

Quel est votre rapport au temps ?
Je passe le plus clair de mon temps sous l’eau… Quand je plonge, j’entre dans une autre dimension, où le temps ralentit, voire semble disparaître. Je sais cependant que je ne suis qu’un invité dans le monde sous-marin et que mes heures là-bas sont comptées… Ainsi, lorsque je plonge, j’évolue dans ce paradoxe où le temps s’immobilise et m’échappe tout à la fois, et où je dois bien souvent remonter à la surface contre mon gré !

Le temps est-il compté pour les océans ?
Les océans souffrent à cause de l’humain… De grands espaces sont déjà condamnés, comme les récifs coralliens qui se dégradent et meurent progressivement. Mais certains endroits me redonnent espoir, je pense à ces réserves où la pêche est interdite et où la vie marine reprend peu à peu ses droits.
 



Quelle est la plus grande menace qui plane sur les écosystèmes marins ?
Trois menaces majeures : la surpêche – nous puisons dans l’océan plus rapidement que la vie ne s’y reproduit ; la pollution – plastique, pétrole, pesticides… ; et le changement climatique – qui provoque le réchauffement des eaux, l’acidification des océans et la fonte des glaces. Ces trois facteurs jouent de concert et sont dévastateurs pour la vie marine.

Comment se fait la prise de conscience de ce danger ?
Pour protéger, il faut aimer. Pour aimer, il faut connaître. Les médias et les films jouent un rôle majeur pour permettre la prise de conscience du plus grand nombre. Aujourd’hui, il est indispensable de sensibiliser les leaders d’opinion et leur démontrer qu’un océan en bonne santé est une nécessité qui contribue à la prospérité économique et sociale.

Vous parlez de film… Vous souvenez-vous de cette série TV des années 70, avec Patrick Duffy, L’Homme de l’Atlantide ? Et si je vous disais que vous êtes l’homme de l’Atlantide du 21ème siècle ?
(rires) Je serais vraiment flatté d’être qualifié d’ « homme des mers » ! Ou de Capitaine Nemo qui, il y a plus d’un siècle, défendait déjà la mer contre les hommes sans scrupules !

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