Joel A. Grandjean / TàG Press +41

Quasiment en face de la bâtisse dédiée à la Fondation en charge de délivrer le poinçon le plus complet de l'horlogerie mécanique, les rencontres du L.U.CEUM – le musée Chopard – accueillent ce soir leur lot d'invités triés. Au menu, Frédéric S. Eigeldinger, un équilibriste du verbe gouailleur, doublé de Marc Pantillon, un pianiste concertiste éclairé, se livre à un hommage enthousiaste au grand humaniste Jean-Jacques Rousseau. Qui partagea, s'en souvient-on encore du côté des grandes villes occupées à célébrer son jubilé, le quotidien des habitants du cru. Nous sommes à Fleurier, berceau majeur de l'histoire horlogère suisse puisqu'il s'y ouvrit, sous l'impulsion d'un certain Vaucher, la deuxième école d'horlogerie du pays.
Karl-Friedrich Scheufele, dont la manufacture familiale s'est posée en ce fief du Val-de-Travers, a transformé ici en galerie permanente, rue du Temple à Fleurier, une ancienne maison de maître. Agencée de manière à pouvoir accueillir des hôtes venus de loin, cette demeure participe aux effusions culturelles organisées par la marque, d'autant que le L.U.CEUM, l'espace muséal abrité depuis 2006 au cœur de la manufacture voisine, n'est accessible que durant les horaires ouvriers. Monsieur Scheufele Junior porte, ce soir, un modèle L.U.C Qualité Fleurier, quatrième expression de l'excellence chronométrique défendue par le poinçon du même nom, après la L.U.C Qualité Fleurier de 2005, la L.U.C Tech Qualité Fleurier de 2009, suivie en 2011 par la L.U.C Triple Certification Tourbillon.

N'en déplaisent aux amoureux de littérature, Rousseau patientera. Place d'abord à l'esprit du fondateur de la marque, Louis-Ulysse Chopard, dont ce garde-temps cristallise les quêtes. Classique jusqu'à l'excès dans son boîtier en or rose de 39 mm de diamètre, cette expression sophistiquée d'un bon goût redevenu tendance est habitée par un calibre L.U.C 96.09-L doté de deux barillets superposés selon la technologie «Twin». Ce qui lui confère une réserve de marche d'environ 65 heures. Battant au rythme de 28 800 alt./h, il affiche l'originel essentiel, à savoir les minutes, les heures et, via sa petite aiguille posée à 6 h, les secondes. Côté raffinements cadraniers, il y a cet argenté satiné soleil qui capture la lumière et s'offre en contraste avec des aiguilles dorées survolant des index en forme d'appliques bâton, surmontés d'un chemin de fer.

La mention Chronomètre ne s'obtient que lorsque le mouvement de la montre passe avec succès les tests officiels suisses (Contrôle officiel suisse des chronomètres, COSC), ce qui représente l'un des cinq critères du poinçon Qualité Fleurier. © Chopard
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Le Poinçon Qualité Fleurier s'obtient via une succession d'étapes: non seulement la performance chronométrique validée par le COSC – Contrôle officiel suisse des chronomètres –, l'esthétique des finitions, mais également le chemin brutal d'un vieillissement accéléré simulé durant trois semaines – protocole de test Chronofiable –, et les griffes de Fleuritest, machine infernale spécifiquement mise au point pour reproduire les conditions de porter. Récemment, la Fondation indépendante en charge de délivrer ce label a ajouté un cinquième critère, le plus attendu sur les marchés de puristes: le 100% manufacturé en Suisse.
