Le salon d'horlogerie perd sa tête

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Florence Noël quitte le Geneva Time Exhibition et devient responsable des affaires économiques de la Ville de Meyrin.

Le Matin - 11 juin 2012

Elisabeth Eckert


Avant elle, il n'y avait que Baselworld et le SIHH (Salon international de la haute horlogerie), en mains presque exclusives du groupe Richemont. Il y a six ans, Florence Noël a pris à bras-le-corps la volonté de permettre aux horlogers indépendants (tels les Ateliers Louis Moinet, Frédérique Constant, Heritage Watch Manufactory, Artya ou Cabestan) de ne pas être relégués dans un minuscule stand hors de prix et (pratiquement) sans visibilité à Bâle ou des salons privés dans les grands hôtels genevois.

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Après des mois de combat contre le SIHH à Genève, qui ne voulait pas voir naître ce que le salon de Richemont (Cartier, Piaget, Vacheron Constantin, Jaeger-LeCoultre) considérait comme une concurrence, la directrice de la société Luxeco est tout de même parvenue à lancer le Geneva Time Exhibition (50 exposants et plus de 5000 visiteurs en janvier en 2012).

Florence Noël quitte aujourd'hui la tête de GTE. Elle vient d'être nommée responsable des affaires économiques de la Ville de Meyrin, qui compte plus de 1500 entreprises et 25 000 emplois (et qui est, à ce titre, la deuxième commune la plus importante du canton). Le salon GTE n'en est pas mort pour autant, puisque l'associé de la cheffe d'entreprise – qui va abandonner tous ses mandats privés –, Dominique Franchino, va prendre sa succession pour l'édition 2013.

 

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