Partenariat entre l'Etat de Neuchâtel, Cartier à La Chaux-de-Fonds et deux agences de placement
Placer des chômeurs dans l'horlogerie. C'est l'objectif d'un nouveau partenariat présenté cet après-midi entre l'Etat de Neuchâtel, l'entreprise horlogère Cartier à La Chaux-de-Fonds et deux agences de placement et coaching.
Ces acteurs clés du monde du travail proposent une formation d'un mois à des chômeurs. Au final, Cartier espère engager, une cinquantaine de personnes par an comme opérateurs. Il s'agit de répondre aux besoins de l'horlogerie qui manque de bras. C'est l'assurance chômage qui paiera cette formation non certifiée, à raison de 3'000 francs par chômeur formé. Elle commencera début 2008. Un premier bilan est prévu six mois plus tard.
En Suisse, seul un partenariat semblable dans le domaine horloger est en cours dans le canton de Genève.
RTN /nr /
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Pénurie de personnel dans l'industrie mécanique
Face au manque de relève dans l'industrie mécanique en Suisse romande, le secteur tire la sonnette d'alarme. Chaque année plus de 1100 employés quittent les entreprises et seuls 700 jeunes entrent en formation. La branche appelle les entreprises à former plus d'apprentis.
"La situation est d'autant plus grave que nous n'avons pas de crise industrielle pour expliquer le vide générationnel énorme qui nous menace", a déclaré le sécrétaire général du groupement suisse de l'industrie mécanique (GIM-CH), Frédéric Bonjour.
Selon une étude démographique mandatée par le GIM-CH dans le secteur de l'industrie technique de précision et de la microtechnique, quatre entreprises sur dix ont des patrons ou des cadres supérieurs âgés de plus de 60 ans. "Ce qui signifie que de très nombreuses entreprises sont menacées de disparaître si elles ne trouvent pas de repreneur dans les dix ans", a dit M. Bonjour.
Et les départs des employés à la retraite ne sont de loin pas compensés par de nouvelles arrivées. "Pour garantir l'avenir du secteur, il faudrait former 2000 personnes par année, dont au moins 500 polymécaniciens et mécapraticiens. Or la branche n'en forme que 250 par an", a ajouté le secrétaire général.
Le manque de renouvellement générationnel se fait avant tout sentir dans les principaux métiers d'ateliers que sont les mécaniciens, les polymécaniciens, les constructeurs et les opérateurs. Et ce phénomène doit s'amplifier dans les dix prochaines années, s'inquiète le GIM-CH.
Le Matin /
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La Suisse manque de plus en plus de têtes et bras. Alarme! >
Horlogers, maçons, menuisiers, ingénieurs, techniciens, ingénieurs financiers: les emplois vacants se comptent par milliers en Suisse. Et même le recrutement en Europe est devenu problématique. Il n'est pas une semaine sans qu'une branche économique helvétique ne tire la sonnette d'alarme. C'était hier, ainsi, au tour de l'industrie mécanique de Suisse qui ne peut que constater la réalité suivante: chaque année, plus de 1100 employés quittent les entreprises de la branche, alors que seuls 700 jeunes apprentis entrent, chaque année, en formation. Pire qu'un constat de dénatalisation. Tour d'horizon toutes les autres branches, en mal de main-d'oeuvre. L'industrie mécanique Face au manque de relève dans l'industrie mécanique en Suisse romande, le secteur a lancé hier un cri d'alarme: «La relève est loin d'être assurée, avec 1100 départs et seulement 700 jeunes apprentis. Or, cette situation est d'autant plus incompréhensible que nous ne vivons actuellement aucune crise industrielle qui pourrait justifier cette désaffection», s'exclame Frédéric Bonjour, secrétaire général du Groupement suisse de l'industrie mécanique (GIM). C'est un fait. Selon un récent sondage réalisé par le GIM pour le secteur de l'industrie technique de précision et de la microtechnique, quatre entreprises sur dix ont des patrons ou des cadres supérieurs âgés de plus de 60 ans, «ce qui signifie, ajoute Frédéric Bonjour, que de très nombreuses PME sont menacées de disparaître si elles ne trouvent pas de repreneurs dans les dix ans.» Selon une estimation du groupement romand, il manque au moins 10 000 personnes nouvellement spécialisées dans la branche. L'horlogerie Cinq cent? Mille au moins? La branche horlogère romande ne veut pas quantifier son manque de main-d'oeuvre spécialisée actuel. Et pourtant. Que cela soit au Locle – qui manifeste ces jours contre les pendulaires du Jura français voisine, où l'on recrute les salariés horlogers – ou dans l'arc lémanique, les grands groupes horlogers ne savent plus où chercher de la main-d'oeuvre. Comme l'a reconnu hier Ralph Zürcher, responsable de la formation de la Convention patronale de l'industrie horlogère (CPIH), «le marché de l'emploi est actuellement particulièrement tendu». A tel point que la CPIH vient de s'allier avec Adecco pour former 2200 (sic!) jeunes horlogers d'ici 2010. Le leader du recrutement en Suisse prospecte dès lors dans les Hautes Ecoles spécialisées et les écoles techniques de Suisse romande, pour trouver de futurs horlogers. Instant d'optimisme, à en croire Michel Wicky, directeur régional d' Adecco à Genève: «Grâce au bouche à oreille, une nette augmentation du nombre de candidatures a pu être observée.» La construction Il y a plus de vingt ans, Fernand Raynaud, dans son sketch «Le 22, à Anière», avait déjà pressenti qu'à force de former des bacheliers, l' Occident allait manquer de bras. Il avait raison: selon Manpower, la Suisse manque cruellement de milliers d'artisans de la construction, en tête desquels des maçons, des menuisiers, des carreleurs, des plombiers ou des électriciens, à ce point sollicités partout ailleurs en Europe qu'il devient désormais extrêmement difficile de les recruter dans les autres pays de l' UE.
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Tribune de Genève / ÉLISABETH ECKERT /
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