Tribune de Genève - 14 mars 2011
Roland Rossier
Nouvel épisode dans la tentative de Bernard Arnault, patron du groupe de luxe LVMH, de prendre le contrôle de la marque indépendante Hermès: un des membres de la famille a exprimé son désaccord avec le reste du clan.
Nicolas Puech, interrogé par Le Journal du Dimanche, estime qu'il faut «respecter ceux qui nous marquent leur confiance en acceptant d'investir dans notre maison».

En faisant allusion à la tentative de Bernard Arnault, le Français, qui réside en Espagne et en Valais, se désolidarise ainsi de son frère Bertrand, président du conseil de gérance du groupe familial Hermès, et fer de lance de l'opposition à une prise de contrôle par LVMH.
En octobre 2010, Bernard Arnault prenait par surprise les dirigeants et les propriétaires du groupe Hermès en annonçant l'entrée de LVMH dans son capital, à hauteur de 17,1%. Une telle irruption a secoué Hermès. Les clans se sont soudés et Bertrand Puech a organisé la riposte. Un mois après ce premier raid, il a annoncé la création d'une société holding devant rassembler «plus de 50% du capital d'Hermès International».
Mais, apparemment, c'était sans compter sur l'avis de son frère Nicolas. Ses déclarations de ce week-end ont valeur de fissure dans le mur des clans historiques.
Après les Dumas, les Puech représentent la famille qui pèse le plus au sein du capital d'Hermès.
Les actionnaires familiaux contrôlent encore 72% du capital de l'industriel français, immortalisé par son célèbre foulard.
