
Pas étonnant non plus que depuis 2007, la maison ait choisi de rendre hommage à ses prouesses. Tel est le cas de l'IP2 qui revisite le Quadruple Tourbillon à différentiel sorti en 2008. Le principe? Deux doubles tourbillons inclinés, non pas dispersés dans quatre cages séparées mais disposés par deux dans une première cage effectuant une rotation complète en une minute, elle-même englobée dans une deuxième cage effectuant une rotation en quatre minutes. Ce qui, au passage, rend nécessaire la petite seconde à 10h, juste à côté de l'indication de la réserve de marche. Les tourbillons sont ensuite à la fois couplés et orchestrés par un différentiel sphérique placé au centre du cadran, qui permet la transmission des deux organes réglant vers le système d'affichage du temps. Un véritable théâtre mécanique, amplifié par la vue généreuse offerte sur les tourbillons, y compris sur le flanc de la boîte. Et comme si ça ne suffisait pas, Robert Greubel et Stefen Forsey ont opté pour une indication des heures par une aiguille triangulaire (rouge) et des minutes par une petite flèche bleue pointant sur un disque rotatif. Un autre petit manège qui dissimule non plus deux mais trois barillets. Alors bien sûr, l'ensemble est imposant. Mais ça fait aussi partie du plaisir. Tout comme la limitation quant au nombre de pièces fabriquées: onze en platine et onze en or rouge.
Emmanuel Vuille, CEO de Greubel Forsey
"Il n'y a jamais un modèle que j'aime plus que l'autre! Ce serait comme préférer un enfant à l'autre. On peut donc dire en général que ma montre favorite est celle que nous devons encore présenter!"
