Un vent neuf sur les Oscars de l'horlogerie

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La 9e édition du Grand Prix de Genève a couronné la nouvelle vague tout en rendant hommage aux valeurs sûres.

Bilan - 18 novembre 2009

Michel JeannotGPHG_326990_0

Initié il y a neuf ans par Gabriel Tortella et Jean-Claude Pittard, aujourd'hui en main du groupe Edipresse (dont les représentants sont absents du jury), le Grand Prix d'horlogerie de Genève est devenu au fil des ans le rendez-vous incontournable de la branche, l'une des rares manifestations horlogères à résonance internationale.

Procureur adjoint de la ville de New York et amateur éclairé, Marcel Philippe a rejoint cette année le jury et juge l'événement «capital »pour l'industrie horlogère. Et d'ajouter: «Les prix étant attribués par un jury éminent, respecté et impartial, il est garanti que les créations les plus raffinées de l'année dans les 10 catégories offriront une gloire incontestée aux différents gagnants.» Comme l'a avoué Richard Mille, l'un des lauréats de cette édition, gagner au Grand Prix de Genève est «une véritable consécration mais aussi un réel et intense bonheur». Quant à Gillian de Bono, rédactrice en chef du magazine How to Spend It (supplément du Financial Times), et également membre du jury, elle voit dans le Grand Prix de Genève «la compétition horlogère la plus prestigieuse et la plus concurrentielle du monde».

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Ce qui n'empêche pas nombre de marques– et non des moindres – de ne pas soumettre leurs créations à l'appréciation du jury, dont certaines ont pourtant participé durant plusieurs années à l'événement lorsque les procédures étaient moins rodées et moins transparentes. D'où l'appel lancé par l'horloger François-Paul Journe, membre du jury et vainqueur l'an dernier de l'Aiguille d'or: «Les absents commettent une erreur, car c'est ici que la haute horlogerie suisse doit montrer sa solidarité si elle entend continuer à peser d'un poids certain dans les années à venir.» L'Aiguille d'or 2009, le plus prestigieux des prix décernés dans le cadre du Grand Prix d'horlogerie de Genève, est venu récompenser le modèle Lange Zeitwerk de la marque allemande A. Lange Söhne (groupe Richemont). Le génial inventeur multitalents Ludwig Oechslin, par ailleurs conservateur du Musée international d'horlogerie (MIH) de La Chaux-de-Fonds, s'est vu décerner quant à lui le Prix spécial du jury. Le reste du palmarès 2009 fait la part belle à l'innovation technique (Audemars Piguet, de Grisogono, Greubel Forsey), à l'audace (Richard Mille, Harry Winston, Hublot), à l'originalité (Piaget) et à la compétence et au savoir (Anthony Randall).

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