Pour son 40e anniversaire, la manufacture a réalisé une pièce hors du commun, au sommet de sa haute expertise en matière de grande sonnerie, au carrefour de la tradition et de l'ingénierie.

Chez Gérald Genta, on ne réfléchit pas comme tout le monde. Au moment où la marque est portée sur les fonds baptismaux, la première montre à quartz suisse vient tout juste d'être lancée. Nous sommes en 1969, à la veille de la plus grande crise structurelle que l'horlogerie helvétique ait connue. Quarante ans plus tard, la Manufacture Gérald Genta peut s'enorgueillir d'être l'architecte de l'une des montres les plus compliquées au monde, et d'appartenir aux plus hautes sphères de l'horlogerie mécanique.

Il y a quarante ans, l'image de la montre de luxe repose sur l'or et le diamant. Une conception qui se renforce encore avec l'arrivée du quartz. Mais la Manufacture Gérald Genta, à peine installée, a l'esprit de contradiction. Visionnaire, elle s'entoure des plus grands spécialistes pour mettre sur pied un « laboratoire d'idées » sur la haute horlogerie. De cet atelier commencent alors à sortir des mécanismes de sonnerie compliqués, des dispositifs de calendrier sophistiqués, des mouvements tourbillon. Le design prend également une place considérable dans les réflexions de la jeune marque. Elle ose les formes audacieuses, les matériaux innovants, les couleurs inhabituelles.
Une planche de salut
Aujourd'hui, la démarche semble évidente. Toutes les marques affichent fièrement, année après année, des pièces toujours plus compliquées et impertinentes. Mais en 1969, la Manufacture Gérald Genta ouvre la voie. Dans l'esprit un peu figé du landerneau horloger de l'époque, elle révolutionne la perception de la haute horlogerie. Et lui offre, du même coup, sa planche de salut.
Depuis, la Manufacture Gérald Genta a fait des complications horlogères sa marque de fabrique, et de la fonction heure sautante et minutes rétrogrades son signe distinctif. En 1994, à l'occasion de ses 25 années, elle crée, pour la première fois au monde, une montre-bracelet Grande sonnerie tourbillon automatique avec carillon Westminster à quatre marteaux et quantième perpétuel. Avec plus de 1000 composants, elle est, aujourd'hui encore, l'une des plus compliquée jamais réalisée.
Première mondiale également pour son 40e anniversaire : lancée en avril 2009, l'Octo Répétition Minutes allie cette fois heure sautante, minutes rétrogrades et répétition minutes. Cerise sur le gâteau : chaque pièce de cette nouvelle collection hors du commun est unique. Les cadrans baroques, ornementés de multiples motifs géométriques typiquement Gérald Genta, sont parfois laqués de rouge, parfois de noir, parfois gravés dans l'or gris, parfois dans l'or rouge.
L'art à l'état pur
Mais cette année anniversaire marque également un véritable tournant dans l'histoire de la marque. Parvenu au sommet de la maîtrise du mécanisme grande sonnerie, Gérald Genta a souhaité lui offrir l'écrin parfait. Au carrefour de la tradition et de l'ingénierie, la maison a créé une grande sonnerie absolument unique. Baptisée Arena Metasonic, sa carrure est réalisée dans un alliage exclusif, le Magsonic®, qui optimise au possible la sonorité des timbres (lire cicontre). La conception unique de son boîtier, qui fait l'objet d'un brevet, est inspirée d'une caisse claire de batterie. La construction est également étanche pour ne pas perturber le son qui pourrait s'engouffrer dans les passages d'air autour des poussoirs d'armage. Alliée à un mouvement tourbillon, l'Arena Metasonic incarne l'art horloger à l'état pur.
Le son, l'autre beauté de la montre
Les métaux couramment utilisés en horlogerie ne chantent pas tous de la même manière. Comprenez : ils ne possèdent pas tous les mêmes caractéristiques physiques déterminantes dans la diffusion du son. L'acier par exemple, contrairement aux idées reçues, se révèle être un piètre chanteur, alors que le titane, pas très dense mais qui possède un faible coefficient de déperdition sonore, s'en sort bien.

Ces conclusions, la Manufacture Gérald Genta les a tirées en collaboration avec le laboratoire d'une université française. Un protocole de tests mesurant la densité, l'élasticité et le coefficient de perte d'un matériau a été établi. But de ces recherches : dénicher le métal qui donnera la plus belle musicalité à un mécanisme de sonnerie. Visant l'excellence, c'est finalement un alliage, dont la composition est tenue secrète, que la manufacture met au point. Le Magsonic® rassemble ainsi toutes les propriétés physiques nécessaires à l'obtention d'un son aussi mélodieux qu'intense.
De l'oreille à l'ordinateur
La R&D en physique des sons n'est pas une préoccupation récente chez Gérald Genta. En 2004 déjà, la manufacture mettait au point un logiciel permettant d'harmoniser la qualité des notes produites par ses montres à sonnerie. Sur ce genre de pièces, des retouches à la main sont obligatoires, soit sur la longueur des timbres, soit sur leurs points de fixation. Et c'est à l'oreille que les horlogers accordaient la montre.

Grâce à ces recherches, la Manufacture Gérald Genta parvient à mesurer l'intensité en décibels des notes, leur justesse et leur cadence en millisecondes. Ainsi, les grandes sonneries, qui résonnent jusqu'à 35'040 fois par an, émettent invariablement un sol pour les heures, des do, ré, mi et sol pour les différentes combinaisons de quarts et un ré pour les minutes. Les retouches manuelles sont toujours indispensables (jusqu'à une douzaine), mais les critères convergent, garantissant une mélodie unique. /fe
GÉRALD GENTA Société du Groupe Bvlgari Direction: Gérald Roden, CEO Nombre de collaborateurs: 140 Collections-phares .Octo .Arena .Gefica .Fantasy Best-seller Octo Quattro Retro Prix de vente publics: à partir de CHF 17'000.- Production annuelle: environ 2'500 pièces Site Internet: www.geraldgenta.com |
|---|
