WORLDTEMPUS – 22 novembre 2010
Louis Nardin
Depuis la semaine dernière, Fabienne Lupo, jusqu'alors vice-présidente de la Fondation de la haute horlogerie – FHH -, occupe la fonction de présidente. Annoncée durant la conférence de presse de ce matin dans un message vidéo par Franco Cologni, président sortant, la nouvelle finalise une évolution naturelle avec le départ de l'ex cofondateur de la fondation et la confirmation de celle qui a accompagné le développement du Salon international de la haute horlogerie – SIHH - depuis ses débuts il y a 20 ans. Franco Cologni reste néanmoins dans l'organisation en tant que président du Comité de pilotage qui assume différentes tâches, comme en particulier l'intégration de nouvelles marques au sein du périmètre de la fondation.

A l'occasion de ses 5 ans d'existence, les membres dirigeants de la Fondation de la haute horlogerie souhaitaient donc communiquer sur son actualité et ses projets en cours, et ils sont nombreux. Dotée d'un budget de 2,3 millions de francs par an, la fondation produit son propre magazine – HH Journal -, anime un réseau international de délégués locaux, des ateliers d'initiation à l'horlogerie, la mise en place d'une formation à la vente et d'outils spécialisés dans ce domaine, ou gère encore un site internet riche en informations et disponible en plusieurs langues.
Bâtie sur la volonté de diffuser la culture et le savoir-faire horloger, la FHH compte 26 marques partenaires, c'est-à-dire qu'elles règlent un émolument annuel de 60'000 francs pour soutenir cet effort tout en bénéficiant de certains services, et une soixantaine de marques dites du «périmètre» et qui ont été intégrées car elles répondent aux critères exigés par le Comité de pilotage. La FHH a également la responsabilité d'organiser le Salon international de la haute horlogerie qui se tient désormais en janvier à Genève. Au quotidien, pas moins de 20 personnes s'y activent avec des rôles allant de l'expert horloger à l'animateur de réseaux sociaux sur la toile.
Pourtant, la FHH ne représente de loin pas toutes les marques horlogères dignes d'y participer. Manquent à l'appel des marques partenaires dont plusieurs noms du Swatch Group, Rolex ou encore Patek Philippe, des acteurs incontournables. «Nous sommes entrés en contact avec chacun d'eux, précise Fabienne Lupo. Certains n'ont pas répondu, tandis que d'autres ont fait part de leur intérêt. A savoir qu'aucune stratégie particulière n'a été élaborée pour tenter de les intégrer. Nous partons en effet du constat que notre mission est désormais claire auprès de tous et qu'il faut parfois faire preuve de patience. Pour preuve, Chopard a attendu trois ans entre une première approche et sa participation effective.»
Active dans la lutte contre la contrefaçon, la FHH s'est aussi alliée à la Fédération de l'industrie horlogère suisse pour sa dernière campagne «Fake watches are for fake people». Elle a d'ailleurs continué sur ce credo en lançant un concours de courts-métrages ouverts à tous sur ce même thème: «Un vrai regard sur le faux».