Breguet soutient cette année une rétrospective dédiée à la reine Marie-Antoinette qui se tiendra du 25 octobre 2016 au 26 février 2017 dans le très réputé Mori Arts Gallery Center, à Tokyo, au Japon.
Lorsqu’Abraham-Louis Breguet quitte sa Suisse natale pour Paris en 1762, il ne se doute pas que s'ouvre à lui une carrière éblouissante ni que la Reine Marie-Antoinette jouera un rôle décisif dans cette carrière.
C'est en 1782 que Breguet reçoit de la reine une première commande pour une montre perpétuelle à répétition et quantième. C'est sans doute à cette occasion qu'il lui est présenté et qu'elle tombe sous le charme de ses magnifiques créations. Elle acquerra plusieurs pièces de l’horloger et n’hésitera pas à transmettre son enthousiasme à la cour de France et à certains de ses hôtes, parmi lesquels des diplomates étrangers. Jusqu’à ses derniers jours, la reine restera fidèle à la Maison, allant même jusqu’à demander une « simple montre Breguet » depuis la prison du Temple où elle est retenue prisonnière en 1792.

En 1783, A.-L. Breguet reçoit une commande émanant d’un officier des gardes de la reine pour une montre qui devra incorporer toutes les complications et tous les perfectionnements connus à l’époque et où l’or devra remplacer toute autre matière partout où cela est possible. La montre sera achevée en 1827, bien après la mort de la reine et de Breguet lui-même.
Ce chef-d’œuvre de l’art horloger a connu un destin énigmatique - dérobé en 1983 dans un musée de Jérusalem, il fut finalement retrouvé en 2007 - et est devenu un objet de fascination.
En 2005, feu Nicolas G. Hayek lance le défi de reproduire à l’identique cette montre de poche exceptionnelle, sur la base de rares documents existant. Durant cette incroyable réalisation, Breguet apprend que le chêne de Marie-Antoinette,dans le parc de Versailles, est sur le point d’être abattu. La décision est alors prise de lui offrir une seconde vie en faisant d’une partie de son bois l’écrin de la montre Marie-Antoinette. Versailles offre un important morceau de ce chêne à la marque horlogère qui, en reconnaissance, choisit de soutenir ce domaine représentant une part indéniable de son histoire. C’est le début d’une nouveau jalon liant Breguet à Versailles.
La marque décide ainsi de soutenir le château de Versailles en redonnant vie au Petit Trianon qui appartenait à Marie-Antoinette. Les décors d’origine ont été restauré, des aménagements muséographiques ont été créés, les appartements ont été remeublés et l’ensemble des installations techniques a été refait. Débutés en 2007, les travaux ont pris fin en septembre 2008.

La Maison Breguet s’inspire régulièrement de l’univers de la reine pour des créations exceptionnelles. En 2009, la ligne Haute Joaillerie « La Rose de la Reine » s'inspire du tableau « Marie-Antoinette à la rose » de la portraitiste Elisabeth Vigée-Le Brun (photo ci-dessus). « Les Volants de la Reine » rendent quant à eux hommage à ses tenues vestimentaires. La collection, présentée en 2014, se caractérise par son élégance et la complexité de ses formes rappelant les plus belles soieries et dentelles plissées des robes de l’époque.
Le Petit Trianon est également devenu une source d’inspiration pour la Manufacture. La ligne joaillère « Petit Trianon » lancée en 2009, réinterprète en toute simplicité le thème à la fois épuré et royal de cet endroit qu’elle aimait tant.