Le marché suisse de l'horlogerie tient sa revanche...
Depuis de nombreuses années, il était considéré par-dessous la jambe par les marques, même si elles se sentaient obligées d'ouvrir de magnifiques magasins, symboles de leur puissance. Des magasins dont le coût était souvent imputé aux budgets marketing, les marques tournant leurs principaux efforts vers la Russie, la Chine ou l'Amérique. Eh bien aujourd'hui, le marché suisse est de nouveau l'objet de toutes les attentions. Parce que les Suisses achètent et parce que les étrangers y viennent plus nombreux que jamais.
C'est ainsi que certains pays demeurent ou deviennent des eldorados pour les horlogers suisses. L'Amérique, par exemple, marche très fort. C'est même, m'a assuré Jean-Claude Biver, le tout premier marché pour Hublot. Et, malgré la crise, la plupart des grandes marques ont réalisé un excellent mois de novembre, affirment Jean-Claude Biver et Philippe Léopold-Metzger (Piaget). Pourtant, le marché russe, comme celui de Singapour, est sinistré en revanche Taïwan revient en force, la Chine reste excellente et l'Amérique latine, surtout, laisse entrevoir des promesses pleines d'optimisme.
Mais, évidemment, pas pour tout le monde car les consommateurs sont devenus beaucoup plus avisés. La période où certaines marques pouvaient refiler n'importe quoi à n'importe quel prix, pourvu que cela soit à la mode, à des traders plus ou moins incultes mais richissimes d'un argent trop facilement gagné, est bel est bien terminée.
De toute façon, la crise a aussi du bon, car d'une part les délais d'attente pour certains modèles devenaient presque choquants, les sous-traitants débordés (cadrans, aiguilles, etc.) ne parvenant plus à
honorer leurs commandes, et d'autre part cela permet aux marques d'écrémer à la fois leurs fournisseurs et leur personnel. Ce qui est plutôt positif quant à la qualité future des montres suisses.
Enfin, pour les plus pessimistes, je rappelle que, même si l'horlogerie helvétique connaissait une très forte baisse, de l'ordre de 20 à 30% des commandes, cela ne ferait que nous ramener deux ou trois ans en arrière. Des années déjà considérées comme exceptionnelles!
Alors, haut les cœurs!
GABRIEL TORTELLA Source: Tribune de Genève - 11 décembre 2008

Jean-Claude Biver (Hublot) et Philippe Léopold-Metzger (Piaget). Le mois de novembre a été excellent
Il est vrai que l'argent cash n'est pas le problème de la crise. Il y en a même trop, les riches ayant sorti le leur de la Bourse ou même des banques. Et comme ils l'ont sous la main, ils préfèrent se faire plaisir!C'est ainsi que certains pays demeurent ou deviennent des eldorados pour les horlogers suisses. L'Amérique, par exemple, marche très fort. C'est même, m'a assuré Jean-Claude Biver, le tout premier marché pour Hublot. Et, malgré la crise, la plupart des grandes marques ont réalisé un excellent mois de novembre, affirment Jean-Claude Biver et Philippe Léopold-Metzger (Piaget). Pourtant, le marché russe, comme celui de Singapour, est sinistré en revanche Taïwan revient en force, la Chine reste excellente et l'Amérique latine, surtout, laisse entrevoir des promesses pleines d'optimisme.
Mais, évidemment, pas pour tout le monde car les consommateurs sont devenus beaucoup plus avisés. La période où certaines marques pouvaient refiler n'importe quoi à n'importe quel prix, pourvu que cela soit à la mode, à des traders plus ou moins incultes mais richissimes d'un argent trop facilement gagné, est bel est bien terminée.
De toute façon, la crise a aussi du bon, car d'une part les délais d'attente pour certains modèles devenaient presque choquants, les sous-traitants débordés (cadrans, aiguilles, etc.) ne parvenant plus à
honorer leurs commandes, et d'autre part cela permet aux marques d'écrémer à la fois leurs fournisseurs et leur personnel. Ce qui est plutôt positif quant à la qualité future des montres suisses.
Enfin, pour les plus pessimistes, je rappelle que, même si l'horlogerie helvétique connaissait une très forte baisse, de l'ordre de 20 à 30% des commandes, cela ne ferait que nous ramener deux ou trois ans en arrière. Des années déjà considérées comme exceptionnelles!
Alors, haut les cœurs!
GABRIEL TORTELLA Source: Tribune de Genève - 11 décembre 2008