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Dream team engagée

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Antonio Calce vient d'engager Laurent Besse et quatre de ses collaborateurs des Artisans horlogers, l'atelier de développement récemment tombé en faillite.



WORLDTEMPUS – 25 février 2011

Louis Nardin


Au nez et à la barbe de concurrents puissants, Antonio Calce, CEO de Corum, s'est attaché le savoir-faire des artisans horlogers, bureau de développement technique tombé en faillite fin janvier.
Mi-mars, Laurent Besse, co-fondateur de l'ancienne société, et quatre autres de ses anciens collaborateurs - deux ingénieurs constructeurs, une dessinatrice et un technicien - rejoindront les locaux de la marque à la clé. Ce faisant, Corum intègre la science et l'expérience d'une dream team chevronnée et reconnue – une de ses dernières réalisations majeures était le calibre en «H» de la HM4 Thunderbolt de MB & F. La marque accélère également sa verticalisation, et progresse d'un grand pas vers le statut de manufacture.

 

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La Manufacture Corum à La Chaux-de-Fonds. © Corum



«Il a fallu agir vite, explique Antonio Calce, mais désormais Corum va être en mesure de créer une forte culture dans la création de calibres. Sept sont planifiés pour les années à venir. En accueillant Laurent Besse et une partie de ses collaborateurs, nous serons à même de forger encore plus précisément l'identité technique de la marque. J'ai besoin de côtoyer mes équipes lorsque nous développons un nouveau produit, que nous soyons réunis.» Ceci étant, Antonio Calce a laissé Laurent Besse libre de terminer les mandats encore en cours avec son ancienne société.

Après Jean-Claude Biver, CEO de Hublot qui avait engagé une trentaine de collaborateurs du constructeur BNB lors de sa faillite en janvier 2010, Antonio Calce fait donc de même. Mais c'est aussi parce qu'il ne croit plus à l'externalisation dans le développement de calibres. «Dépendre de partenaires externes pour cette étape représente toujours un risque. Mais lorsque les recettes dépendent toujours plus de modèles dont les mouvements sont conçus, même partiellement, par des fournisseurs, il faut sécuriser ce processus. Et le meilleur moyen repose sur une intégration des ressources.» Culture de la marque et sécurisation du processus, deux facteurs qui ont donc poussé Antonio Calce à réaliser son vœu: maîtriser en interne la création de calibres.




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