A la mesure du temps. Toujours à la poursuite des heures qui courent, l'homme a besoin de les mesurer avec autant de précision que de fiabilité. Le temps des chronographes est donc venu. Mais dans la dernière moitié du XIXe siècle, ces deux termes – précision et fiabilité – demeuraient encore antinomiques. La Grande Maison va les réconcilier. Elle fut la première manufacture horlogère à utiliser la précision des machines pour venir en aide au travail de l'artisan. L'une ne remplace pas l'autre mais en constitue le prolongement de son pouvoir créateur. Le sport sera la grande affaire du XXe siècle et dans ce domaine le chronographe devient aussitôt un outil indispensable. En 1912, le premier record du monde du 100 mètres est officiellement enregistré par la Fédération internationale d'athlétisme (IAAF). Il est battu par l'Américain Donal Lippincott en 10,6 secondes. Rappelons qu'aujourd'hui ce record est détenu par le Jamaïcain Asafa Powell en 9,74 secondes. Depuis, que ce soit au fond des océans, dans les confins les plus extrêmes de la terre ou dans l'espace ou sur les pistes en tartan les chronographes de Jaeger-LeCoultre n'ont pas cessé de suivre l'homme dans son sprint éternel.
1970. Chronographe de plongée Shark. Montre de plongée étanche à 120 mètres. Chronographe compteur, temps universel, lunette interchangeable. Calibre 926. Acier. Patrimoine Jaeger-LeCoultre, inv. 462.
Tribune des Arts - N° Hors série - Octobre 2007