Evoquer les 150 ans de Chopard, c'est inévitablement s'arrêter sur les destins croisés de cette marque et de la famille Scheufele. L'histoire commence en 1860 dans le petit village de Sonvilier, dans le Jura Suisse, au coeur d'une région réputée pour la qualité de ses horlogers. C'est là que Louis-Ulysse Chopard, jeune artisan de talent, fonde son atelier. Par leur précision et leur fiabilité, ses montres se taillent une solide réputation parmi les connaisseurs, et elles trouvent très vite des acquéreurs jusqu'en Europe de l'Est, en Russie et en Scandinavie.

L'atelier de Louis-Ulysse Chopard (sur la droite) dans les années 1890 © Chopard
En 1937, Paul-André Chopard, petit-fils du fondateur, transfère le siège de l'entreprise à Genève, capitale de la haute horlogerie, plus adaptée au caractère cosmopolite de sa clientèle. Au début des années 1960, aucun de ses fils ne souhaitant reprendre la direction, il se met en quête d'un acheteur capable de perpétuer et de raviver le riche héritage de la marque en plein déclin. C'est alors qu'il rencontre Karl Scheufele, issu d'une dynastie d'orfèvres horlogersqui perpétue depuis 1904 le savoir-faire de la société familiale Eszeha à Pforzheim, en Allemagne. Les deux hommes s'entendent si bien qu'en 1963, Karl Scheufele acquiert la société.

Karin et Karl Scheufele, les artisans de l'expansion internationale de la marque dès les années 60. © Chopard
Indépendance affirmée
Sous l'impulsion des Scheufele, la maison Chopard connaît un essor fulgurant. Elle s'impose dans le monde comme l'une des principales enseignes du luxe, reconnue pour sa créativité, sa technologie de pointe et sa rigueur. Parfaitement indépendante et désireuse de le rester – tous les investissements sont autofinancés – Chopard perpétue également la tradition familiale.

Réalisation d'une pièce de Haute Joaillerie dans les ateliers de Chopard à Genève. © Revolution
Karl Scheufele et son épouse Karin ont réalisé pendant plus de 40 ans le développement international de la société, tandis que leurs deux enfants sont aujourd'hui co-présidents. Karl-Friedrich, orfèvre et horloger diplômé, dirige la division des montres pour hommes, la manufacture de Fleurier et ses développements connexes, et règle les aspects technologiques et commerciaux de l'entreprise. Caroline, passionnée de pierres précieuses et gemmologue, est responsable de la création, de la Haute Joaillerie, de l'organisation et de la gestion des boutiques, des parfums et des accessoires.

Le siège de Chopard à Meyrin-Genève. © Chopard
Chopard est aujourd'hui présente dans 124 pays, produit quelque 75'000 montres et autant de bijoux par an proposés dans les 120 boutiques de la marque et les 1'600 points de vente de son réseau de distribution. Mais Chopard c'est aussi 1'700 collaborateurs et trois sites de production – Meyrin, Fleurier et Pforzheim – réunissant 45 métiers pour en faire l'une des entreprises les plus intégrées de cette industrie. A Meyrin, Chopard réalise jusqu'à ses alliages d'or; Pforzheim travaille essentiellement la bijouterie ; et à Fleurier naissent les montres de Haute Horlogerie L.U.C.


L.U.C Louis-Ulysse – The Tribute. © Revolution
Chopard, c'est aussi cette volonté de partager et de servir des causes justes et nobles. Ainsi, depuis des années, la maison soutient par de multiples actions de mécénat des opérations dans les domaines de la médecine, de l'écologie, de l'art et de la culture. Elle soutient également activement la Fondation José Carreras contre la leucémie, la Fondation d'Elton John contre le sida ainsi que la Fondationdu Prince Charles, The Prince's Foundation.

Fabrication d'une platine L.U.C. © Revolution
