Le glamour et le rêve à Cannes

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La maison genevoise a créé l'événement sur la Croisette. Une soirée où l'on a croisé Uma Thurman, Jude Law et Miss Suisse romande.


Tribune de Genève - 18 mai 2011

Jean-Daniel Sallin / Cannes




De la folie furieuse! Il y a longtemps que le Festival n'avait causé autant de frénésie sur la Croisette. Son casting ferait pâlir n'importe quel producteur hollywoodien en panne de stars. Et, chaque soir, c'est le système D pour gagner le droit de monter les marches. Beaucoup d'appelés, peu d'élus… Fraîchement couronnée Miss Suisse romande, Aline Bacher espérait ainsi accompagner lundi soir Brad Pitt, Angelina Jolie, Sean Penn et Jude Law jusqu'au sommet du légendaire escalier du Palais. Avec ses deux dauphines genevoises, Ellen Batelaan et Sarah Stuckelberger. Elles ont été recalées. Remettant leurs rêves de tapis rouge au lendemain.

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La Vaudoise de 23 ans n'a pourtant pas perdu sa soirée. Avec Sabrina Guilloud, première dauphine de Miss Suisse, et Charlotte Médigue, «prédécesseuse» d'Aline Bacher, la Suisse romande avait envoyé quelques-unes de ses plus belles ambassadrices sur la Croisette et elles ont réussi à se glisser dans l'une des soirées les plus courues de la quinzaine. La traditionnelle Chopard Party organisée au Martinez. Partenaire officiel du Festival de Cannes depuis quatorze ans, la maison genevoise a le chic pour créer l'événement à chaque édition. Et tente tant bien que mal de filtrer les invités. Pas question de froisser qui que ce soit! Mais l'espace n'est pas illimité au rez-de-chaussée du palace…

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Près de 500 personnes ont donc dû montrer patte blanche avant de pouvoir goûter à cette after TRÈS glamour. Coprésidente de Chopard, Caroline Gruosi-Scheufele a en effet demandé au Crazy Horse de rendre un hommage coquin à la collection mythique de la marque: les Happy Diamonds. «A mes yeux, c'est une institution qui véhicule une image de féminité et de sensualité, plaide-t-elle. J'avais aussi envie d'avoir quelque chose qui bouge. Comme les petits diamants de notre collection…»

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Directrice du Crazy Horse, Andrée Deissenberg ne s'est pas fait prier pour accepter ce nouveau défi – qui s'accorde à merveille avec la volonté du cabaret d'exporter son spectacle au-delà de l'avenue George-V. «Hormis sa première lettre, le Crazy Horse a plusieurs points communs avec Cannes et Chopard: le glamour, la beauté et le rêve! J'aimais aussi cette idée de voir ces filles «habillées» seulement de lumières et de diamants… N'est-ce pas le désir de chaque femme?»

Paris a donc dépêché sept danseuses sur la Croisette. Et cinq tableaux «adaptés» pour la triple scène du Martinez. Vingt-cinq minutes de show voluptueux qui ont envoûté la salle. Dans le carré VIP, Jude Law, Joe Jackson, père du «King of Pop », et Julia Saner, notre divine top-modèle, n'en ont pas perdu une miette. Naomi Campbell et Bar Refaeli ont attendu poliment la fin du spectacle avant de s'éclipser. Jane Fonda, elle, est arrivée juste à temps pour profiter du set de Bob Sinclar. Pas sûr que ce soit sa tasse thé, mais bon…

Derrière les platines, le DJ français s'est en tout cas attelé à faire bouger robes longues et smokings. Jusqu'au bout de la nuit. Pendant que la sono crachait ses décibels, Aline, Charlotte, Sarah et Ellen tentaient de compléter leur album de souvenirs. L'appareil photo à portée de main. Mais Cannes reste Cannes! Pas facile d'approcher les stars. Même lorsqu'elles semblent si proches. 

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