Hervé Genoud

Dans les annales de l'horlogerie, Chopard restera comme l'une des plus belles success stories de ces cinquante dernières années. Certes, la Maison fondée par Louis-Ulysse Chopard à Sonvilier, dans le Jura suisse, en 1860, possède une solide tradition de plus d'un siècle et demi. Mais il a fallu attendre son rachat en 1963 par Karl Scheufele, issu d'une dynastie d'horlogers-bijoutiers de Pforzheim, en Allemagne, pour que la marque prenne véritablement son essor international. En quelques décennies, Chopard s'est imposée comme une grande Maison du luxe et une marque internationale. Rare exemple d'une Maison indépendante encore en mains familiales, l'entreprise est active principalement dans deux domaines: d'un côté, les montres féminines, la joaillerie et la Haute Joaillerie, placées sous la responsabilité de Caroline Scheufele, fille de Karl et de Karin Scheufele; de l'autre, les montres pour hommes, sous la houlette de Karl-Friedrich Scheufele, frère de cette dernière et instigateur du virage pris par la marque vers les montres à complications. En 1996, Chopard a en effet franchi une étape importante en inaugurant à Fleurier, dans le Val-de-Travers, une Manufacture de Haute Horlogerie et en se lançant dans la production de calibres «maison» baptisés L.U.C (pour Louis-Ulysse Chopard). Une démarche qui a renforcé sa légitimité horlogère et qui a déjà donné naissance à toute une palette d'innovations techniques remarquées. Depuis 2008, Chopard possède également sa propre fabrique d'ébauches, Fleurier Ebauches SA (bases des mouvements).
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