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Les montres dormaient sous un arbre!

Les 97 montres de collection volées jeudi au Musée Girard-Perregaux ont été retrouvées 48 heures plus tard en France voisine

Les 97 montres de collection volées jeudi au Musée Girard-Perregaux ont été retrouvées 48 heures plus tard en France voisine

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Keystone
Luigi Macaluso, directeur de Girard-Perregaux, montre deux des pièces récupérées

La police française n'a pas traîné. Jeudi vers 9h, soit quelques heures après le vol, la gendarmerie repère deux voitures suspectes dans la région de Valdahon (Doubs). Après avoir forcé un barrage, l'un des véhicules est intercepté par les forces de l'ordre. Deux suspects originaires des Balkans sont interpellés. Des gants trouvés dans la voiture permettent de faire le lien avec le cambriolage. Mais aucune trace du précieux butin.

Reste le troisième larron, toujours en fuite. La police décide alors d'organiser une battue pour lui mettre la main au collet. Samedi, des policiers français, aidés de leurs homologues neuchâtelois et de deux chiens, battent la campagne. Premier indice: des vêtements sont retrouvés. Puis, dissimulé dans des fourrés, sous un chêne, un sac livre son jackpot: la totalité du butin estimé à plusieurs millions de francs s'y trouve! Les montres ont subi quelques dommages, mais rien d'irréparable, selon le conservateur du musée, tout heureux d'avoir récupéré la précieuse collection

www.lematin.ch

 

 

L'enquête ne fait que démarrer Complicité à l'interne possible

Après l'arrestation de deux auteurs du vol et la restitution des montres à Girard-Perregaux, les enquêteurs se penchent sur les circonstances du casse. Les alarmes étaient en effet arrêtées à ce moment-là

Rocambolesque et extraordinaire. C'est ainsi que l'on peut qualifier l'heureuse issue du casse dont le Musée Girard-Perregaux a été victime jeudi dernier. Les 98 montres dérobées ont été retrouvées intactes, samedi, dans un sac de sport dissimulé dans des fourrées en France voisine. Deux suspects avaient déjà été arrêtés jeudi à Valdahon (F), quelques heures seulement après le cambriolage. Un troisième acolyte, voire plusieurs, court toujours. Les enquêteurs considèrent qu'une complicité à l'intérieur de l'entreprise constitue une piste sérieuse.

La collection retrouve son conservateur

Hier, sur le coup des 15 heures, les 50 montres de poche et les 48 montres-bracelets qui avaient disparu ont été restituées à Luigi Macaluso, président de Girard-Perregaux. «C'est la fin d'un cauchemar, d'une malédiction qui nous a beaucoup touchés», a déclaré, visiblement ému, Luigi Macaluso. A ses côtés, l'air triomphant, la juge d'instruction Sylvie Favre avait réservé une seconde surprise au patron de la marque: un rameau du chêne sous lequel avaient été dissimulées les montres deux nuits durant. Une découverte qui fut rendue possible grâce à «l'intuition de bons policiers», et suite à une battue réunissant une vingtaine d'agents suisses et français, ainsi que deux chiens.

Jeudi, une première voiture appartenant aux malfrats avait été retrouvée aux Fins, juste de l'autre côté de la frontière. Quelques heures plus tard, deux grosses cylindrées parvenaient à forcer un barrage peu après Valdahon, en direction de Besançon. Trois quarts d'heure après, deux suspects d'origine balkanique étaient arrêtés pour avoir emprunté un sens unique. Une demande d'extradition a été transmise. La police recherche toujours une BMW X5 immatriculée en Allemagne.

Un commanditaire possible

Présentés comme des professionnels, œuvrant éventuellement sous les ordres d'un commanditaire, les malfaiteurs ont peut-être bénéficié d'une complicité à l'intérieur de Girard-Perregaux. A l'heure où ils se sont introduits dans le musée, un certain nombre d'alarmes avaient en effet été coupées pour permettre le travail d'une employée de nettoyage. «Nous allons interroger le personnel de manière ciblée», a confirmé le commissaire Alain Devaud.

Le Matin / Fabrice Eschmann / www.lematin.ch

 

Die geraubten Uhren wieder gefunden Grenzüberschreitende Polizeiaktion erfolgreich

Die kostbaren Uhren, die am Donnerstag aus dem Museum der Uhrenfabrik Girard-Perregaux in La Chaux-de-Fonds entwendet wurden, sind im nahen französischen Grenzgebiet gefunden worden.

Nur 48 Stunden nach dem Raub, bei dem am Donnerstagmorgen im Museum der Uhrenfabrik Girard-Perregaux in La Chaux-de-Fonds eine Putzfrau überwältigt worden war, sich aber befreien und Alarm schlagen konnte, sind sämtliche gestohlenen Uhren wieder gefunden worden. Eine Suchaktion, an der neben der französischen Gendarmerie und den Grenzwächtern auch die Neuenburger Polizei beteiligt war, führte am Wochenende im Süden von Valdahon im Doubs- Gebiet auf die richtige Spur. Unter Gebüschen versteckt fanden die Beamten mehrere Kleider, die offenbar beim Raub verwendet worden waren, sowie einen Sack mit den 97 Uhren.

Die Suche war deshalb so rasch erfolgreich, weil die französische Polizei bereits wenige Stunden nach dem Raub zwei Verdächtige in der Gegend von Valdahon festnehmen konnte, nachdem diese mit zwei Autos eine Polizeisperre durchbrochen hatten. Kurz darauf wurde einer der beiden Wagen angehalten. Der Fahrer eines anderen Autos mit deutscher Immatrikulationsnummer konnte offenbar entweichen. Im angehaltenen Wagen wurden Handschuhe gefunden, die zum Raub in La Chaux-de-Fonds gedient haben könnten. Wie die Neuenburger Untersuchungsrichterin Sylvie Favre bekanntgab, wurden die Insassen, welche beide aus dem Balkan stammten, aufgrund eines internationalen Haftbefehls von den Behörden in Besançon verhaftet. Die Untersuchungsrichterin hat ihre Auslieferung beantragt. Die Suche nach einem weiteren Verdächtigen und allfälligen Komplizen geht weiter.

Der spektakuläre Uhrenraub, bei dem kostbare Stücke im Wert von mehreren Millionen Franken - unter anderem ein als «Tourbillon mit drei Goldbrücken» bezeichnetes Meisterstück aus dem Jahr 1901 - verschwunden waren, ist deshalb so rasch geklärt worden, weil die Polizei und die Behörden in Frankreich und in der Schweiz offenbar eng und intensiv zusammengearbeitet haben. Der Direktor des Uhrenmuseums von Girard-Perregaux, Willy Schweizer, erklärt sich gegenüber der Tageszeitung «L'Impartial» glücklich über diesen Erfolg, umso mehr, als in letzter Zeit auch in anderen Museen unter anderem in Le Locle, Genf und Morteau wertvolle Uhren gestohlen worden waren, ohne dass diese Fälle aufgeklärt werden konnten. Die schwarze Serie sei jetzt unterbrochen - ein Glück für das Welterbe und die Horlogerie.

Offen scheint aber nach wie vor die Frage nach dem genauen Hintergrund des Raubs. Die Tatsache, dass sämtliche entwendeten Uhren nummeriert und deshalb kaum verkäuflich waren, lassen eigentlich auf die Tat von wenig informierten Delinquenten schliessen. Wahrscheinlich kann aber auch ein Auftragsdiebstahl nicht ausgeschlossen werden. Die Neuenburger Untersuchungsrichterin beschränkt sich allerdings auf den knappen Hinweis darauf, dass die Art, wie die Täter die Uhren entwendet und transportiert hätten, nicht darauf schliessen lasse, dass sie selbst Sammler kostbarer Uhren seien.

 

Neue Zürcher Zeitung / CBi / www.nzz.ch

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