Nous sommes en 1904, Louis Cartier donne une impulsion réelle à l'horlogerie en créant pour son ami une des premières montres-bracelets modernes. L'aviateur brésilien peut enfin lire l'heure en plein vol.

NAISSANCE D'UN MYTHE
Parce qu'elle est montée sur cuir, matière alors inusitée des horlogers, parce qu'elle affiche ce que d'autre cachent, ses vis en l'occurrence, parce qu'elle est déjà l'expression en germe du style Art Déco (forme géométrique, angles arrondis, galbe des attaches convergeant vers le bracelet...), parce que dans les années 1970 elle ose le mariage de l'or et de l'acier... la montre Santos entra dans la légende. Elle renaît aujourd'hui à travers une nouvelle collection en trois volets: la Santos 100, l'aventurière, la Santos-Dumont, l'élégante, et la Santos Demoiselle, la féminine.


FIERE ALLURE
Massive, puissante, robuste, la Santos 100 s'interdit les limites. Bloc d'or et/ou d'acier aux volumes démesurés et aux aiguilles luminescentes, qui invite à prendre tous les risques. Avec ses vis apparentes, à la manière des rivets utilisés sur les carlingues des avions et son bracelet de cuir noir ou marron, la Santos 100 est dessinée pour l'exploit. Quant à la Santos-Dumont, belle de jour comme de nuit, elle s'adresse à l'esthète, ne gardant que l'essence de la forme. Très plate et légèrement galbée, elle affiche un raffinement moderne décliné en or rose, jaune ou gris, dans un jeu d'alternances polies et satinées. Raffinements ultimes: le bracelet en alligator mat sans coutures qui s'intègre à la montre et le saphir cabochon couronnant le remontoir octogonal.

Tribune des Arts - L'Annuaire 2005