Depuis 1853, le grand joaillier Cartier est un horloger accompli mais tout le monde ne le sait peut-être pas ! Une magnifique rétrospective se déroule actuellement sur son stand au SIHH.
WORLDTEMPUS - 20 janvier 2011Catherine de VincentiUne présentation sobre et aérée, mise en ombre et en lumière avec goût, parsemée de quelques documents ou photos d'époque ; des pièces magnifiques et, certaines, exceptionnelles, voilà la recette de toutes les expositions Cartier à travers le monde. C'est une belle histoire de l'horlogerie dans son ensemble que Cartier écrit en nous invitant à traverser quatre salles à thèmes. 280 pièces d'horlogerie, s'échelonnant de 1863 à 1997, provenant de la Collection Cartier, sont exceptionnellement réunies Genève.
Créateur de montres dès 1888Dans la grande Maison, l'horlogerie ne débute ni avec la collection des Must, ni même avec Louis Cartier. En 1888, les livres de compte mentionnent déjà plusieurs centaines de montres de gousset, des châtelaines et les premières montres-bracelets. En parcourant les noms des modèles : Santos, Tonneau, Tortue, Tank, Baignoire, Panthère, Pasha, on mesure mieux ce que l'horlogerie et son imaginaire doivent à Cartier. Un style inimitable bien que copié à l'envi rend le visiteur un peu nostalgique lorsqu'il se retrouve dans les allées du SIHH. Aujourd'hui, les montres se ressemblent tellement …
Principe mystérieux
En 1912, la première pendule mystérieuse, dont les aiguilles semblent flotter sans lien apparent avec le mouvement, est présentée Rue de la Paix. Le principe « mystérieux » inventé par Robert-Houdin et repris par Maurice Couët – qui devient le fournisseur exclusif de Cartier – est très ingénieux : les aiguilles sont fixées à des disques de cristal entraînés par un rouage dissimulé dans le socle ou dans la partie supérieure du portique et reliés au mouvement par un axe vertical. L'intégralité des seize pendules mythiques possédées par la Collection Cartier et qui restent, aujourd'hui encore, parmi les objets les plus recherchés par les collectionneurs de la marque, sont exposées.
Codes
L'Heure Précieuse ainsi qu'un certain nombre de bijoux représentent un bon tiers des pièces présentées. Cartier choisit, en 1906, de « signer » ses montres joaillerie par la présence d'un cabochon serti sur le remontoir et met ainsi en place un des codes encore en vigueur de nos jours. Jeanne Toussaint, directrice artistique, de 1933 à la fin des Années 60, laisse son empreinte dans de nombreuses vitrines de l'exposition avec les montres et bijoux « panthères » ou encore le bracelet « tuyau à gaz ».
Si l'exposition s'arrête en 1997, Cartier cherche encore et toujours à légitimer son côté horloger en développant des calibres manufacture et laissant libre cours à son inspiration artistique. Il n'a pourtant plus rien à prouver … Chez Cartier-horloger, il n'y a rien à jeter !
Créateur de montres dès 1888Dans la grande Maison, l'horlogerie ne débute ni avec la collection des Must, ni même avec Louis Cartier. En 1888, les livres de compte mentionnent déjà plusieurs centaines de montres de gousset, des châtelaines et les premières montres-bracelets. En parcourant les noms des modèles : Santos, Tonneau, Tortue, Tank, Baignoire, Panthère, Pasha, on mesure mieux ce que l'horlogerie et son imaginaire doivent à Cartier. Un style inimitable bien que copié à l'envi rend le visiteur un peu nostalgique lorsqu'il se retrouve dans les allées du SIHH. Aujourd'hui, les montres se ressemblent tellement …
Principe mystérieuxEn 1912, la première pendule mystérieuse, dont les aiguilles semblent flotter sans lien apparent avec le mouvement, est présentée Rue de la Paix. Le principe « mystérieux » inventé par Robert-Houdin et repris par Maurice Couët – qui devient le fournisseur exclusif de Cartier – est très ingénieux : les aiguilles sont fixées à des disques de cristal entraînés par un rouage dissimulé dans le socle ou dans la partie supérieure du portique et reliés au mouvement par un axe vertical. L'intégralité des seize pendules mythiques possédées par la Collection Cartier et qui restent, aujourd'hui encore, parmi les objets les plus recherchés par les collectionneurs de la marque, sont exposées.
CodesL'Heure Précieuse ainsi qu'un certain nombre de bijoux représentent un bon tiers des pièces présentées. Cartier choisit, en 1906, de « signer » ses montres joaillerie par la présence d'un cabochon serti sur le remontoir et met ainsi en place un des codes encore en vigueur de nos jours. Jeanne Toussaint, directrice artistique, de 1933 à la fin des Années 60, laisse son empreinte dans de nombreuses vitrines de l'exposition avec les montres et bijoux « panthères » ou encore le bracelet « tuyau à gaz ».
Si l'exposition s'arrête en 1997, Cartier cherche encore et toujours à légitimer son côté horloger en développant des calibres manufacture et laissant libre cours à son inspiration artistique. Il n'a pourtant plus rien à prouver … Chez Cartier-horloger, il n'y a rien à jeter !
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