Pas de vente à Swatch

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Bulgari a assuré lundi que la famille ne comptait pas vendre sa part, en réaction à des déclarations du patron de Swatch, Nick Hayek, indiquant que Bulgari était une des entreprises qui pouvaient intéresser le groupe biennois.

Romandie News - 29 mars 2010   

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Les deux groupes n'ont "jamais discuté de quelque opération que ce soit" et "la famille Bulgari (qui contrôle environ la moitié du capital du joaillier, NDLR) n'a pas l'intention de vendre", a insisté Bulgari dans un communiqué publié sur demande de l'autorité boursière italienne.

"Une excellente relation d'affaires, basée sur le rapport client-fournisseur, existe depuis de nombreuses années entre Swatch et Bulgari", a ajouté le groupe italien.

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Dans un entretien publié lundi par le magazine allemand Focus, le directeur général de Swatch, Nick Hayek, a indiqué que Bulgari était une des entreprises qui pouvaient intéresser le numéro un mondial de l'horlogerie.

Mais dans un communiqué envoyé à l'AFP, M. Hayek a tenu à préciser que "Swatch Group n'a pas émis le désir d'acheter Bulgari et Bulgari n'a pas non plus émis le désir d'être acheté par Swatch Group (...) Il n'y a pas à spéculer (...) Il n'y a aucune négociation ni devant ni derrière les coulisses".

"A chaque fois qu'une société intéressante et grande a des difficultés, on pense à nous. (...) Je pense qu'il y a des marques qui ont plus besoin de Swatch Group que Swatch Group a besoin d'eux. Bulgari est une marque très bien, mais si vous regardez leur situation, ils auraient peut-être plus besoin de Swatch Group que l'inverse", a-t-il toutefois souligné.

Dans l'entretien publié par Focus, M. Hayek indiquait être intéressé par des marques dans le secteur des bijoux. "Il y a de grandes marques intéressantes qui ont un potentiel de croissance" et Bulgari en est un "exemple".

"Mais nous ne sommes pas le genre d'entreprise qui se lance dans des (offres d') acquisitions hostiles (...) Nous voulons construire des entreprises, pas les rafler", nuançait M. Hayek dont le groupe dispose de capitaux propres à hauteur de 6 milliards de francs suisses.

A la Bourse de Milan, le titre Bulgari, qui avait bondi de près de 5% dans la matinée, ne progressait plus que de 2,75% à 6,165 euros, vers 10H30 GMT, dans un marché en hausse de 0,17%. De son côté, Swatch était quasi stable (-0,03%) à 343,10 CHF, dans un marché en hausse de 0,20%.

L'an dernier, Bulgari a accusé une perte nette de 47,1 millions d'euros contre un bénéfice de 82,9 millions en 2008. Son chiffre d'affaires a reculé de son côté de 13,8% à 926,6 millions d'euros.

Mais pour 2010, le groupe s'attend à un retour d'une croissance "à un chiffre" de ses ventes.

De son côté, Swatch, dont le bénéfice net a baissé de 8,9% à 763 millions de francs suisses (522 millions d'euros) en 2009, a assuré que 2010 avait très bien démarré grâce au rebond de l'horlogerie. Le groupe suisse compte dans son portefeuille les marques de luxe Omega, Breguet, Tissot et Blancpain, mais aussi des montres dans l'entrée de gamme.

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