WorldTempus fête ses 25 ans ! Comment tout a commencé ?

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Pour célébrer le 25e anniversaire de Worldtempus, nous publierons des articles spéciaux le 25 de chaque mois. Pour commencer, revenons sur les hommes pionniers à l’origine de cette aventure.

Il y a vingt-cinq ans, deux gentlemen eurent une idée brillante qui allait transformer durablement la manière de parler de l’horlogerie. Ils voulaient utiliser Internet. En 2001, évoquer les montres en ligne semblait irréaliste pour de nombreux acteurs conservateurs de l’industrie horlogère. Pourtant, peu après avoir imaginé exploiter ce média encore à ses balbutiements, Gabriel Tortella (1940-2011) et Jean-Claude Pittard parvinrent à convaincre 22 grandes marques horlogères – d’AP à Zenith (dont Breguet, Cartier, Richard Mille et Rolex) – de rejoindre cette nouvelle aventure visant à devenir le site officiel de l’horlogerie. WorldTempus fut lancé en 2001, la même année où le duo initia le premier Grand Prix d’Horlogerie de Genève, qu’ils dirigèrent jusqu’en 2009.

Jean-Claude Pittard & Gabriel Tortella © WorldTempus

Pour convaincre les marques les plus importantes de l’industrie horlogère, l’expérience de M. Tortella et de M. Pittard fut bien sûr déterminante. Dès 1974, M. Tortella, expert en objets vintage, cofonda Antiquorum, la première maison de ventes aux enchères au monde spécialisée dans les montres anciennes et les instruments horlogers. Puis, en 1979, ils fondèrent la Tribune des Arts, une publication mensuelle consacrée à l’horlogerie, à la peinture et à l’actualité du marché des antiquités à Genève et dans le monde.

Pascal Raffy, CEO de Bovet © WorldTempus

Ce qui faisait – et fait toujours – la singularité de WorldTempus, c’est sa capacité à réunir les forces de LVMH, de Richemont et du Swatch Group, ainsi que celles de grandes et petites maisons indépendantes, dont Audemars Piguet et MB&F. À cela s’ajoutent son implantation à Genève et son approche bilingue, qui en font une voix véritablement unique.

Parmi les 22 marques fondatrices de WorldTempus figurait Bovet. « J’étais enthousiasmé par les possibilités. Je venais tout juste de racheter la Maison BOVET en 2001 et j’arrivais en tant qu’outsider, non horloger. En tant qu’entrepreneur, je crois fermement à l’exploration de nouvelles méthodes, de nouveaux matériaux et de nouveaux processus, et à l’adoption rapide de ce qui fonctionne. Beaucoup doutaient de la pertinence des médias en ligne, mais j’en ai perçu le potentiel et j’étais convaincu qu’ils seraient l’avenir de la communication, en complément du support imprimé », explique le CEO Pascal Raffy.

L’élégance intemporelle de la Calatrava “Clous de Paris” 2021 © Patek Philippe

Patek Philippe faisait également partie des pionniers. « Nous sommes devenus une marque partenaire fondatrice parce que Patek Philippe a toujours eu pour philosophie de soutenir la presse spécialisée et professionnelle, imprimée et, en l’occurrence, un média en ligne précurseur et local. Il a toujours été important pour nous de soutenir les journalistes spécialisés dans notre industrie et de contribuer ainsi au partage des connaissances et à l’intérêt général pour la haute horlogerie, qui était alors moins visible et moins connue, en raison d’un soutien éditorial limité de la part des médias établis », déclare Jasmina Steele, Directrice internationale de la communication et des relations publiques.

Capture d’écran montrant l’évolution du design du site depuis 2001 © WorldTempus

M. Tortella nous a malheureusement quittés en 2011, et M. Pittard adopte aujourd’hui une approche empreinte d’humilité. « Cela remonte à si longtemps que je ne m’en souviens plus très bien. Mais oui, je suis fier de WorldTempus et du fait que nous ayons pu le vendre », a-t-il déclaré à propos de son rachat par Edipresse en 2007.

Brice Lechevalier, fondateur et rédacteur en chef de GMT © WorldTempus

Depuis 2014, Worldtempus fait partie de GMT Publishing. « Nous collaborions déjà depuis longtemps, puisque GMT réalisait – et réalise toujours – le catalogue officiel du GPHG », explique Brice Lechevalier, fondateur de GMT et rédacteur en chef. « GMT est une voix forte de la presse imprimée et WorldTempus une voix forte du digital ; il était donc logique de réunir les deux, tant les synergies étaient nombreuses. Avoir les deux sous le même toit confère à GMT Publishing une voix mondiale plus forte en Europe, aux États-Unis, en Asie et au Moyen-Orient », poursuit-il.

Avec le recul, Pascal Raffy estime que son intuition de soutenir très tôt l’essor des médias horlogers en ligne était la bonne. « WorldTempus a véritablement aidé l’industrie horlogère en faisant rayonner la culture de la belle horlogerie et est devenu une voix faisant autorité dans un environnement aujourd’hui très concurrentiel », conclut-il.