C’est cette période de l’année où votre cerveau commence à surchauffer à cause de l’organisation des salons horlogers, des éditions printanières des magazines, des vacances scolaires, des événements, des articles et des réseaux sociaux. Et quand trouvera-t-on le moment d’allumer le barbecue ? Sans même parler de caser une session de ski de printemps.
Alors, quelle solution à tout cela ? La méditation ? Le jogging ? Ou tout simplement profiter de l’une des inventions horlogères les plus ingénieuses, ludiques et brillantes : la montre Arceau Le Temps Suspendu d'Hermès ? Équipée d’un mouvement développé par Agenhor, elle dispose d’un bouton qui place les aiguilles dans une position en V impossible, à trois minutes de 12 h 30, « suspendant » ainsi le temps et vous permettant de vivre à votre propre rythme. Pendant ce temps, elle continue de mesurer l’heure et, dès que vous souhaitez revenir à la réalité, il suffit d’appuyer à nouveau pour que l’heure exacte réapparaisse.
J’ai discuté hier soir avec un ami à Paris, qui m’expliquait s’être fait quelques ennemis au fil des années, simplement parce qu’il est honnête et refuse les raccourcis. Tout au long de sa carrière réussie dans l’industrie du luxe, il n’a jamais hésité à exprimer son opinion, même face à une salle comble, à condition, bien sûr, qu’on la lui demande. Chaque fois que je l’ai vu, il n’a jamais cherché à convaincre en parlant plus fort que les autres ou en en faisant trop. Mais lorsque son avis est sollicité, il le donne sans détour. Malheureusement, cela ne plaît pas à tout le monde et, ironiquement, l’histoire finit souvent par lui donner raison.
Il n’a pas davantage hésité à se retirer d’un accord lorsque celui-ci ne lui semblait pas juste. Par le passé, il a redynamisé des entreprises grâce à une approche simple : viser un niveau artisanal d’excellence sans se préoccuper du temps. Cela attire naturellement une clientèle prête à investir pour obtenir ce qu’il y a de mieux. Mais cela finit aussi, malheureusement, par éveiller la cupidité de certains propriétaires ou financiers. Lorsqu’on réussit grâce à un haut niveau d’exigence, on ne peut pas commencer à prendre des raccourcis en pensant gagner davantage. On l’observe dans l’horlogerie, je l’ai constaté dans l’industrie du verre en Suède, et dans bien d’autres secteurs. Dans le cas de mon ami, une entreprise florissante, générant des profits de plusieurs dizaines de millions de dollars, est tombée à environ un tiers de ses résultats seulement quelques années après son départ. Pourquoi est-il parti ? Parce que les propriétaires ne voulaient plus qu’il continue à travailler avec les meilleurs matériaux et partenaires, ni accorder le temps nécessaire à la recherche de l’excellence.
Et peut-être est-ce là la réponse aux préoccupations de confort évoquées au début de cette lettre : faire ce en quoi l’on croit profondément, et le faire du mieux possible. Dès lors, le temps perd toute importance.