L'édito de la semaine: Amour et secrets

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En sortant d’une réunion à Neuchâtel, je contemple le lac de Neuchâtel et le décor spectaculaire des Alpes enneigées qui s’étendent en arrière-plan. Les mots résonnent encore à mes oreilles. « Vous devez aimer votre public. Et ensuite vous vous organisez en conséquence », m’avait dit Kalust Zorik, cofondateur de Kerbedanz, en me fixant de son regard intense.

Il ne parlait pas uniquement de ses montres, qu’il décrivait comme les « conséquences » de cet amour et des compétences de l’équipe. « Vous choisissez vos clients, ce ne sont pas eux qui vous choisissent. Et ensuite vous déclarez votre amour à ce public. »

M. Zorik, également président et fondateur des Journées Internationales du Marketing Horloger, a poursuivi en expliquant que le véritable luxe consiste à donner accès à des secrets. Et à exprimer des secrets. Même si cela peut passer pour un peu de jargon marketing, n’est-ce pas peut-être là une vérité simple ? (Ou devrais-je dire, l’une des nombreuses vérités.) N’oublions pas que lorsqu’il s’agit d’exprimer des secrets, c’est précisément là que les médias peuvent jouer, si vous me permettez l’expression, un rôle de médiateur. Oui, les médias peuvent être un intermédiaire. Mais un intermédiaire important, car ils apportent information, connaissance et opinion, souvent associées à un produit ou à une personne.

Les secrets, ou du moins les éclairages, devraient être un élément central, quel que soit le média utilisé. Presse écrite, en ligne ou réseaux sociaux : de bons articles et de bonnes photos doivent révéler des secrets, en exprimer, offrir des clés de compréhension, donner un aperçu des coulisses et déclarer de l’amour. Est-ce que tous nos articles y parviennent systématiquement ? Non. Mais c’est toujours l’objectif. Et j’adore avoir des frissons lorsque l’un de nos auteurs se surpasse. Et je pense que nous y parvenons de plus en plus souvent, notamment grâce à l’aide de nos nouveaux collaborateurs freelances Victoria Gomelsky, Simon de Burton et Rachel Silvestri, tous forts d’une expérience acquise au sein de titres de référence mondiale comme The New York Times, Financial Times, Vogue et Harper’s Bazaar.

En parlant de secrets, il est encore trop tôt pour dire précisément ce qui se prépare ici à Genève. Disons simplement que nous renforçons les synergies entre les titres. Et que nous faisons un peu de ménage de printemps. Je ne manquerai pas de vous tenir informés.

Avant de quitter cette magnifique vue sur le lac, je repense aussi aux mots de M. Zorik sur les choix. Je pense au choix que j’ai fait, à la fin des années 1990, de me consacrer à l’écriture, d’abord pour des journaux et magazines Antipodéens, puisque je vivais alors en Australie. Je pense également au choix fort fait par mes prédécesseurs ici, à WorldTempus et GMT, il y a respectivement 25 et 26 ans. Depuis, nous avons forgé des relations solides dans l’industrie. À l’époque, nous avons fait le choix d’écrire pour les amateurs de montres, au sein comme en dehors de l’industrie horlogère suisse. Et vous pouvez en être certains : nous vous aimons.