Derrière le rideau paralympique, avec Théo Gmür

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© Omega
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On scrute les athlètes olympiques pendant quelques dizaines de secondes, le temps de leur performance. Et puis plus rien. Théo Gmür, athlète Omega, explique pourtant une réalité quotidienne insoupçonnée, hors caméra, où le timing reste maître.

Même pendant les interviews, Théo Gmür est chronométré : ce seront 10 minutes d’entretien, vendredi soir dernier, et pas une de plus. Pas de passe-droit ni de largesse autorisée, même pour celui qui a tout gagné : triple champion paralympique aux JO de 2018, neuf médailles d’or pour cinq disciplines pratiquées (descente, super-G, slalom géant, slalom et combiné alpin). Et bien qu’il n’aime pas trop se l’entendre rappeler, après 16 ans de carrière au plus haut niveau, Théo Gmür n’a plus rien à prouver. Et pourtant, l’homme doit toujours rendre des comptes... à sa montre.

Théo Gmür © Omega

« Un privilège à part »

Théo Gmür porte une Omega. Il est un athlète maison depuis 2018. La face olympique de la manufacture est la plus visible. Elle se lit en bord de piste, sur tous les écrans du monde, et sur les combinaisons de chaque champion partenaire. « Être un athlète Omega, c’est tout de même un privilège à part. On voit les publicités de la marque depuis des décennies et, chez moi, en Valais, j’ai vu Omega en tant que chronométreur officiel depuis mes premières descentes. Cela représente beaucoup de devenir soi-même, quelques années plus tard, membre de cette famille », souligne Théo Gmür. Mais le partenariat va bien au-delà. Car, loin des caméras, l’athlète vit encore et toujours « à 100 à l’heure ».

« J’ai constamment un œil sur mon Omega, car j’ai un emploi du temps très chargé. Je travaille avec le Comité international olympique, j’ai mes propres entraînements, je voyage beaucoup. Tenir un timing n’est pas valable qu’en descente. C’est une discipline personnelle quotidienne », souligne Théo Gmür. Car l’intéressé, bien qu’ayant presque tout gagné, estime avoir encore quelques cartouches à tirer. « Je pense qu’atteindre l’or aux prochains JO est faisable, même si tout ne s’est pas exactement passé comme prévu à Milan-Cortina », où il a terminé loin des podiums habituels. « Tant qu’il y aura de la passion, il faut y aller, et les moments durs ne sont qu’autant de leçons à retenir pour l’avenir », philosophe l’athlète. 

Rendez-vous en 2030 pour les prochains JO © Omega

Dernière médaille d’or en 2030 ? 

Le soutien d’Omega pour aller chercher une dernière fois le métal précieux pourrait s’avérer déterminant. Ses performances seront d’autant plus scrutées que Théo Gmür était, cette année, l’un des porte-drapeaux de la délégation suisse des JO italiens. Et sa mère qui, d’habitude, « n’aime pas du tout me voir descendre », était venue en voisine du Valais pour voir son fils à Milan. 

Nul doute qu’elle fera le même court trajet pour le revoir cette fois de l’autre côté des Alpes, en France, en 2030. Un regard bienveillant qui compte beaucoup pour Théo Gmür : « à Milan Cortina, c’était la première fois qu’elle venait me voir en direct, en bord de piste. J’ai essayé de descendre le plus rapidement, mais aussi le plus prudemment possible pour ne pas lui faire peur ! », sourit l’athlète. 

Dans cette existence chronométrée par Omega, chaque centième de seconde compte. Alors qu’il aborde le dernier tiers de sa carrière sur piste, Théo Gmür semble néanmoins prendre davantage la mesure de sa vie, de ses victoires, de ses périples, des sponsors comme Omega qui misent sur lui. « Il ne faut pas oublier de profiter. J’ai un destin extraordinaire, je vis des moments mémorables, je voyage énormément, et je vis de ma passion. Il faut savourer chaque instant ». Un athlète épicurien. 

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