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Cartier - Naissance d'une dynastie

Cartier Naissance d'une dynastie

Depuis cent cinquante ans, Cartier joaillier signe l'une des plus belles pages de l'histoire des arts décoratifs

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Louis-François Cartier (1819-1904)
Depuis cent cinquante ans, Cartier joaillier signe l'une des plus belles pages de l'histoire des arts décoratifs. Une page longue d'un siècle et demi au cours duquel bracelets, parures et perles se sont mués en chefs-d'oeuvre, riches de leur époque, intemporels pourtant.1847: A vingt-huit ans, Louis-François Cartier reprend la maison Picard qui l'emploie, l'atelier de bijouterie sis 31 rue Montorgueil à Paris, avant d'ouvrir sa propre boutique à la clientèle privée, en 1853, au 9 rue Neuve-des-Petits-Champs, entre la Bourse et le Palais Royal.Pour l'heure, dans sa boutique étroite de la rue Neuve-des-Petits-Champs, la maison Cartier va réussir son premier coup de maître. Louis-François Cartier est âgé de trente-six ans, lorsque la comtesse de Nieuwerkerke fait son entrée dans sa boutique. En trois années, elle va acquérir plus de cinquante-cinq articles. Son époux est l'intendant aux Beaux-Arts de Napoléon III et un ami de la princesse Mathilde, nièce de l'empereur Napoléon 1er. Celle-ci passe à son tour des commandes: camées à tête de méduse, boucles d'oreilles... Jusqu'au jour où l'impératrice Eugénie, épouse de Napoléon III se décide à son tour et commande un service à thé en argent.

Le destin de Cartier s'en trouve bouleversé.

En plein essor; Cartier déménage et s'installe dans un local du boulevard des Italiens à quelques pas de ce palais Garnier dont le style Napoléon III va devenir le parangon de toute une époque. Dès lors, les cours, l'une après l'autre, dépêchent leurs ambassades chez ce joaillier que l'on couvre d'éloges. Petit à petit, Cartier se voit consacré comme l'un des fournisseurs attitrés. Fils d'un fabricant de poires à poudre, pouvait-il deviner alors qu'il connaîtrait une renommée qui le vouerait à capturer le feu, à faire briller l'incendie et les flammes des minéraux les plus profonds au front des rois comme aux mains des reines? En réalité, ce Cartier, premier du nom, couve un feu sacré.1859: Cartier s'installe au 9 boulevard des Italiens ; L'impératrice Eugénie devient cliente.C'est là, au cœur vivant du Paris de l'époque, qu'il entre en contact avec le grand couturier Charles Frédéric Worth. Excentrique, cet homme qui ne s'habille alors qu'à la Rembrandt, tout comme le compositeur Richard Wagner, va lancer la mode des crinolines et, du même coup, dans le tourbillon qui s'ensuit, créer la haute couture. Cette rencontre entre tissus de prix et pierres précieuses signe l'alliance sacrée, et jamais démentie, de la mode et de la joaillerie. En faisant de ses parures le complément ultime des toilettes des plus grands, Cartier devient l'artisan puis l'artiste indispensable à la renommée des élégantes. Tout le gotha européen va désormais défiler dans sa boutique. Ce mariage de raison se concrétisera deux générations plus tard par l'union d'Andrée Worth, petite-fille du couturier qui épousera Louis-Joseph, le petit-fils de Louis-François Cartier. Cartier_334532_1

Alfred Cartier et ses trois fils. (Pierre, Louis, Alfred, Jacques)

En 1874, Alfred Cartier (1841-1925) prend, à la suite de son père, la direction de la boutique du boulevard des Italiens ; son fils, louis-Joseph (1875-1942), viendra l'épauler en 1898. C'est ce dernier qui, à la suite de son grand-père Louis-François, va donner la deuxième impulsion décisive à l'entreprise.1899: Il décide d'abord de transférer la joaillerie rue de la Paix, dans le Saint des Saints du luxe parisien. Il rejoint ainsi, dans la rue la plus élégante du monde, le parfumeur Guerlain et les couturiers Frédéric Worth et Jacques Doucet.

L'époque est alors aux remises en cause

Sous la pression de joailliers comme Charles Lalique, le style Art Nouveau, ou Modern Style, est en pleine expansion. Les influences orientales y croisent l'art japonais comme les innovations techniques européennes. Mucha l'affichiste, Guimard l'architecte, Gallée le verrier en sont les meilleurs représentants. Pourtant Louis Cartier ne partage pas cet enthousiasme pour ce style qui gagne l'Europe entière, s'épanouit à Vienne comme à Bruxelles ou Paris sous des appellations diverses: Sécession, De Stijl ou Nouille. Il rechigne à se donner à fond, comme ses confrères, dans le style Art Nouveau; cette attitude va marquer et orienter toute la future facture Cartier. Cartier_334532_2 Louis Cartier (1875-1942)Louis Cartier est attiré davantage par la tradition. Il plonge alors avec passion dans des recueils anciens d'art XVIIIe siècle français. Il étudie nuit et jour la ferronnerie, la dentelle, la peinture. Il explore toujours plus loin, jusqu'aux entrelacs des arts islamiques et orientaux. Il veut capturer une ligne simple et pure qui lui permette de magnifier ce style floral que l'Art Nouveau stylise ou bouscule trop son goût. Plus que tout, il désire mettre le diamant en valeur. C'est son credo. Lui, l'homme des pierres, veut les magnifier: se choix va signer le style Cartier. Louis s'attache donc à diminuer l'importance des montures et des accroches. Il étudie à l'infini les méthodes de sertissage afin d'alléger toujours ses bijoux. Et de ce retour à la tradition française, va naître le fameux style guirlande, véritable estampille de la maison Cartier.

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Audace et inventivité, l’histoire horlogère de la Maison Cartier est le reflet d’un état d’esprit unique : « le joaillier des rois et le roi des joailliers». Sa renommée est liée à la tradition d’excellence dont elle a hérité. Cartier fut précurseur dans l’utilisation du platine en joaillerie et l’un des pionniers de l’horlogerie.

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