Plus fort qu'un tourbillon sphérique ou gyroscopique, le Zero-G deZenith relance la guerre des tourbillons multi-dimensionnels. Premièresimages de cette Defy XTreme, dont l'esthétique paléo-moderne est aussidisruptive que le concept horloger. Première image disponible !

EXCLUSIF WORLDTEMPUS : Zenith propulse l'horlogerie dans une nouvelle dimension
Plus fort qu'un tourbillon sphérique ou gyroscopique, le Zero-G de Zenith relance la guerre des tourbillons multi-dimensionnels. Premières images de cette Defy XTreme, dont l'esthétique arché-futuriste est aussi disruptive que le concept horloger.
Thierry Nataf ne déçoit jamais, ni ses détracteurs, ni ses admirateurs. Dans sa collection 2008 (Worldtempus y reviendra dans les jours qui viennent), plusieurs pièces se dégagent du lot, mais une seule a cette capacité de rupture qui suscite une vraie émotion : la nouvelle Defy XTreme Tourbillon.
Encore un tourbillon ! Oui, mais celui-ci ne ressemble à aucun autre, pas aux tourbillons sphériques ou gyroscopiques déjà présentés ces dernières années. C'est une nouvelle génération de tourbillons, une famille différente des autres et, pour Zenith (qui affirme l'avoir mis au point en interne, après cinq années de travail de son bureau d'études), une tâche d'une complexité inouie.
De quoi s'agit-il ? Tout simplement d'un tournant – déjà anticipé par d'autres marques, comme le prochain tourbillon Concord, le tourbillon Panerai ou même le futur concept de la DeWitt Incognito – dans la conception classique de l'horlogerie, qui fonctionnait à peu près exclusivement sur un concept horizontal, avec tous les rouages sur un même plan. On bascule cette fois dans une autre dimension, avec un mariage des plans verticaux et horizontaux, par un subtil système de transmission de l'énergie entre les deux axes.
S'il est possible de l'imaginer, ce serait le mariage entre une centrale à inertie (comme celles qui guident les missiles balistiques) et un classique chronographe de marine, prévu pour osciller au ryhtme des houles océaniques. C'est-à-dire, au final, quelque chose de très artisanal en termes de travail horloger (hommage à la tradition) et de complètement futuriste en termes de conception et surtout de nouvelle représentation du temps dans l'espace.
C'est le premier tourbillon rétro-futuriste !
Pour osciller, le tourbillon Zeo-G oscille : librement, instantanément, presque joyeusement. Il est constitué d'un « noyau dur », autour duquel engrènent différents rouages coniques taillés dans du silicium pour limiter les frictions. La complexité de la cage gyroscopique est extrême : 166 composants (quand une cage de tourbillon classique n'en comprend que la moitié) et six roulements à billes. L'enchevêtrement des multiples « couches » de rouages ravira les passionnés de mécaniques horlogères.
Le mouvement automatique, calé sur les 36 000 alternances habituelles de la famille El Primero propose 50 heures de réserve de marche malgré les frictions qu'on imagine plus nombreuses qu'habituellement. En 46,5 mm, le boîtier est massif, épais, mais relativement portable : au poignet, c'est la talking piece par excellence, et le jouet ultime tellement il est plaisant de voir ce tourbillon tournebouler dans son logement.
Par bonheur, l'esthétique ne trahit ni l'aspect ludique de cette complication hors du commun, ni la mise en évidence de la rupture technique. L'heure a été déportée vers 10 h, dans un compteur annexe. Sur la veersion or rose (non présentée ici), le tourbillon s'observe sous une sorte de dôme en verre saphir et le cadran est maillé d'une « grille » dont les ouvertures vitrées accentuent l'aspect Jules Verne (Nautilus) de l'ensemble. Plus proche de l'esprit Darth Vador (L'Etoile de la mort), la version en titane noir n'offre que la double ouverture (heure et tourbillon), mais elle est sans esthétiquement moins réussie, peut-être parce que trop proche du style Seiko Kinetic…
Evidemment, cette Zero-G ne sera éditée qu'en série limitée, à un prix situé entre 300 000 et 350 000 euros (pour ce genre de pièces, le prix n'a qu'une importance marginale par rapport à la valeur émotionnelle), et livrée en octobre prochain.
Bref, on l'aura compris, c'est une des montres dont on parlera le plus pendant les salons de printemps.
Grégory Pons
A suivre demain : les autres nouveautés de la collection Zenith 2008.
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