Zenith n'échappe pas au recul généralisé du marché horloger. La marque licencie 24 personnes sur les 270 qu'elle occupe au Locle.
David Joly
Arcinfo.ch - 27 janvier 2009«Après huit ans de croissance, nous avons malheureusement dû réajuster les objectifs, ainsi que les effectifs.» Président de Zenith, Thierry Nataf le relève, à l'instar de la banque, de l'automobile ou des autres grands secteurs industriels, l'horlogerie recale actuellement ses activités au niveau mondial.
Les 24 licenciements prononcés, sur les 270 collaborateurs que Zenith compte au Locle, concernent le personnel des ateliers. «Comme d'autres, Zenith est victime de la chute des marchés», observe de son côté Eric Thévenaz, secrétaire régional d'Unia région Neuchâtel.
C'est la première fois, depuis le début de la crise, qu'une marque horlogère du groupe de luxe LVMH (propriétaire de Tag Heuer, Dior et Hublot notamment) réduit ses effectifs, confirme le secrétaire syndical. Un retour de bâton brutal, puisqu'en octobre dernier LVMH annonçait encore une croissance de 4,5% sur les neuf premiers mois de 2008. Tous secteurs confondus, l'horlogerie réalisait même la meilleure des performances, avec une hausse de 11%.
Les personnes licenciées chez Zenith bénéficieront d'un certain nombre de mesures, financières, mais également de coaching et de replacement, remarque Eric Thévenaz. «Les mesures d'accompagnement sont importantes, ces entreprises sont très professionnelles.»
Ce nouveau coup dur pour l'industrie horlogère régionale n'est toutefois pas un coup d'arrêt, observe Eric Thévenaz. «Ces dernières années, les marques ont engagé un nombre considérable de nouveaux collaborateurs.» Entre 50 et 60 personnes pour Zenith. «On peut dire que l'on assiste aujourd'hui à un retour à la normale. Evidemment, humainement et individuellement, ces licenciements sont pénibles, mais au niveau de la branche, ce n'est pas une catastrophe. L'horlogerie a survécu à de nombreuses crises.»
Le contexte général est également à considérer, ajoute le secrétaire syndical. «Toutes les marques sont touchées, ce n'est donc pas la qualité des produits ou le management qui sont en cause.»
Pour Thierry Nataf, si 2009 ne s'annonce pas sous les meilleurs auspices, l'horizon devrait s'éclaircir en 2010-2011. Pour affronter 2009, Zenith compte notamment sur l'innovation et sur des collections fortes. Mais également sur une diversification de ses débouchés. «Cette année, nous allons nous installer sur de nouveaux marchés, l'Inde, la Chine», souligne le président de la maison locloise.
Mais avant que la reprise ne s'installe, d'autres marques devront aussi prononcer des licenciements, estime Eric Thévenaz. Zenith n'est pas seule à devoir se séparer de collaborateurs. «Ce ne sont pas les derniers!», note le secrétaire syndical.
Si l'optimisme ne prévaut plus dans l'horlogerie, on ne peut pas encore parler de défaitisme. Certaines nouvelles, à défaut d'être réjouissantes, rendent la note moins douloureuse. Le groupe Movado, propriétaire d'Ebel, devrait ainsi confirmer un nombre de licenciements inférieur au chiffre de 50 à 60 articulé en décembre. /DJY
Arcinfo.ch - 27 janvier 2009«Après huit ans de croissance, nous avons malheureusement dû réajuster les objectifs, ainsi que les effectifs.» Président de Zenith, Thierry Nataf le relève, à l'instar de la banque, de l'automobile ou des autres grands secteurs industriels, l'horlogerie recale actuellement ses activités au niveau mondial.
Les 24 licenciements prononcés, sur les 270 collaborateurs que Zenith compte au Locle, concernent le personnel des ateliers. «Comme d'autres, Zenith est victime de la chute des marchés», observe de son côté Eric Thévenaz, secrétaire régional d'Unia région Neuchâtel.
C'est la première fois, depuis le début de la crise, qu'une marque horlogère du groupe de luxe LVMH (propriétaire de Tag Heuer, Dior et Hublot notamment) réduit ses effectifs, confirme le secrétaire syndical. Un retour de bâton brutal, puisqu'en octobre dernier LVMH annonçait encore une croissance de 4,5% sur les neuf premiers mois de 2008. Tous secteurs confondus, l'horlogerie réalisait même la meilleure des performances, avec une hausse de 11%.
Les personnes licenciées chez Zenith bénéficieront d'un certain nombre de mesures, financières, mais également de coaching et de replacement, remarque Eric Thévenaz. «Les mesures d'accompagnement sont importantes, ces entreprises sont très professionnelles.»
Ce nouveau coup dur pour l'industrie horlogère régionale n'est toutefois pas un coup d'arrêt, observe Eric Thévenaz. «Ces dernières années, les marques ont engagé un nombre considérable de nouveaux collaborateurs.» Entre 50 et 60 personnes pour Zenith. «On peut dire que l'on assiste aujourd'hui à un retour à la normale. Evidemment, humainement et individuellement, ces licenciements sont pénibles, mais au niveau de la branche, ce n'est pas une catastrophe. L'horlogerie a survécu à de nombreuses crises.»
Le contexte général est également à considérer, ajoute le secrétaire syndical. «Toutes les marques sont touchées, ce n'est donc pas la qualité des produits ou le management qui sont en cause.»
Pour Thierry Nataf, si 2009 ne s'annonce pas sous les meilleurs auspices, l'horizon devrait s'éclaircir en 2010-2011. Pour affronter 2009, Zenith compte notamment sur l'innovation et sur des collections fortes. Mais également sur une diversification de ses débouchés. «Cette année, nous allons nous installer sur de nouveaux marchés, l'Inde, la Chine», souligne le président de la maison locloise.
Mais avant que la reprise ne s'installe, d'autres marques devront aussi prononcer des licenciements, estime Eric Thévenaz. Zenith n'est pas seule à devoir se séparer de collaborateurs. «Ce ne sont pas les derniers!», note le secrétaire syndical.
Si l'optimisme ne prévaut plus dans l'horlogerie, on ne peut pas encore parler de défaitisme. Certaines nouvelles, à défaut d'être réjouissantes, rendent la note moins douloureuse. Le groupe Movado, propriétaire d'Ebel, devrait ainsi confirmer un nombre de licenciements inférieur au chiffre de 50 à 60 articulé en décembre. /DJY
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