Yeslam Binladin concrétise son rêve d'enfant
Il a fallu moins de deux ans à Yeslam Binladin pour créer et imposer sa marque Yeslam sur le marché du luxe. D'abord à Genève, puis en Arabie Saoudite, sa terre d'origine.
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Avant de se lancer sur le marché très élitaire du luxe en 2005, Yeslam Binladin, établi depuis plus de vingt ans à Genève, a d'abord fait ses preuves comme homme d'affaires. Il a également longtemps oeuvré dans le domaine audiovisuel et culturel. À Genève, il a fondé Almaz Film Productions et a été le sponsor officiel du Festival du Film Suisse à Cannes, depuis 2001 jusqu'à l'année dernière. Quant à l'idée de créer une marque de luxe, celle-ci a germé dans l'esprit de Yeslam Binladin depuis sa plus tendre enfance. Il nous révèle qu'étudiant, il nourrissait déjà le rêve de «créer des parfums et des accessoires de luxe, qui refléteraient l'élégance et le raffinement oriental, en hommage à ses origines». Ce Saoudien de naissance est toujours fortement imprégné de ses racines orientales, entretenues par un contact régulier avec sa famille en Arabie Saoudite. Les souvenirs de sa terre d'origine sont empreints d'émotions, tant olfactives que visuelles et représentent une véritable source d'inspiration qu'il réinsuffle d'abord à son parfum, puis sa maroquinerie et autres accessoires. Autant d'articles de luxe qui se caractérisent par leur touche orientale raffinée évoquant une tradition esthétique séculaire.
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Entre tradition orientale et expertise helvétique
L'élargissement de cette palette de produits luxueux, pourtant déjà très vaste, par une collection d'horlogerie de haut de gamme n'est que le développement naturel de la marque Yeslam, si l'on considère la passion que son fondateur voue à l'horlogerie. En effet, collectionneur, adepte de luxe et de précision, Yeslam Binladin avoue être fasciné par «la rencontre entre la tradition artisanale et la technologie de pointe que nécessite la fabrication d'une montre». Il manifeste également son envie d'enrichir sa collection personnelle d'un modèle au cadran rehaussé de la signature Yeslam. Aussi, depuis 2006, à l'image du Moyen-Orient, berceau de la mesure du temps, des garde-temps haut de gamme réalisés dans les propres ateliers du fondateur de la marque, incarnent le subtil mélange de la poésie orientale et du rigoureux savoir-faire helvétique, sans aucun compromis de précision ou de fiabilité. Au comble de ce raffinement, le modèle automatique à tourbillon volant «Arabia» affiche un cadran en émail peint à la main sur lequel se dessine une carte du Moyen-Orient signée Yeslam. Mais plus qu'un agréable souvenir, le Moyen-Orient représente surtout un marché prioritaire pour le directeur de Yeslam, qui possède déjà trois boutiques en Arabie Saoudite, à Riyadh, Dammam et dernièrement Jeddah. Et l'implantation de la maison de luxe en terres orientales devrait bientôt s'étendre aux Emirats Arabes. Le développement fulgurant de cette jeune marque laisse ainsi augurer que de nombreuses pages de son histoire restent à écrire.
T a n i a G a rn i e r
Tribune des Arts - No353 - Juillet-Août 2007


