L'Agefi - 9 mars 2010
Anne Réthoret
Les créateurs du site Watchscouth ont parié sur le concept d'une plateforme horlogère, qui mêle le marché des montres d'occasion à celui des montres neuves et même exclusives. Soit un site Internet pour les marques, les détaillants indépendants et les acheteurs privés. Toutefois, aucune vente n'est réalisée en ligne, chaque objet dispose d'une page de profil, qui renvoie vers le site du vendeur. «Nous sommes pour l'instant les seuls au monde à proposer ce service. Nous avons eu du mal à convaincre les marques au départ. Il a fallu développer le concept, afin de leur donner la possibilité de faire de la publicité ciblée», explique Philippe Gurtner, cofondateur de Watchscouth.

Le site recense aujourd'hui 15,000 montres, 500 marques et enregistre environ 100,000 visiteurs journaliers. L'équipe de Watchscouth espère franchir la barre des 30,000 montres d'ici la fin de l'année. «La crise nous a favorisés d'une certaine manière, puisque les budgets des bijoutiers et des horlogers ont été réduits. De plus, Watchscouth offre la possibilité d'obtenir une visibilité unique à certains détaillants locaux en leur donnant accès à un marché international», continue-t-il. Le site existe aujourd'hui en quatre langues- français, anglais, allemand, italien- et devrait être traduit en russe et en chinois dans le courant de l'année.
La stratégie de l'équipe Watchscouth consiste à travailler les référencements tout en proposant des partenariats à certaines marques leader. Par ailleurs, l'équipe lausannoise a réalisé des petites vidéos avec des banners Watchscouth, expliquant comment faire de la publicité ciblée sur son site, que l'on retrouve également sur Youtube. «Blancpain a notamment réservé tous les espaces sur sa page», précise Pierre Perego, cofondateur du site. Une autre technique vise à inciter les clients à surfer sur le site en se basant sur le concept des «related searches». Dès qu'un visiteur recherche une montre selon certaines caractéristiques, une liste d'autres objets similaires apparaît. Cependant, trouver le juste milieu entre l'autopromotion et celle des marques horlogères ou des bijouteries, n'a pas été facile. «Nous avons d'abord pensé à acheter des «add words» sur les moteurs de recherche, mais ils se sont avérés ne pas être assez ciblés. Nous travaillons donc principalement sur nos techniques de référencement», ajoute Pierre Perego.
La stratégie 2010 de l'équipe de Watchscouth consiste à se concentrer sur son expansion internationale Une répartition des objets et des partenaires par pays devrait être mise en place sous peu. Par ailleurs, la section des montres d'occasion verra également un développement important, grâce à des «crawlers», qui dupliquent les objets affichés en temps réel sur tous les autres sites de montres d'occasion.
